•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Je serai les yeux et les oreilles du premier ministre dans l’Ouest » - Jim Carr

Jim Carr est vu de près et de profil.

L'ancien ministre manitobain Jim Carr explique le mandat que lui a confié le premier ministre du Canada. Il combat un cancer diagnostiqué le lendemain de sa réélection.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Nommé représentant spécial pour les Prairies par Justin Trudeau, l’ancien ministre Jim Carr, qui est atteint de myélome multiple, une forme de cancer du sang, s’est exprimé jeudi sur le rôle délicat qui l’attend et sur son état de santé.

Jim Carr a reçu son diagnostic le lendemain de sa réélection dans Winnipeg-Sud-Centre. Je me sens bien, a-t-il dit dans une entrevue à CBC. J’ai un bon niveau d’énergie, mais il faut trouver un bon équilibre. Je ne veux pas en faire trop.

Jim Carr a été ministre des Ressources naturelles de 2015 à 2018 avant d’être nommé à la Diversification du commerce international, poste qu’il occupait avant le déclenchement des élections du 21 octobre.

Mercredi, Justin Trudeau lui a confié des responsabilités qui confirment l’importance que son gouvernement minoritaire entend accorder aux préoccupations des Prairies, dans un contexte où peu de députés libéraux ont été élus dans les provinces de l’Ouest.

Le poste de Jim Carr, une nouveauté, a été créé pour rebâtir les relations avec l’Ouest.

Je serai les yeux et les oreilles du premier ministre au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta, explique l’ancien ministre. Ma tâche sera de communiquer avec le premier ministre ce que j’entends en provenance de ces provinces et, avec mes collègues, de convertir cela en politiques qui seront favorables à l’Ouest et, en conséquence, bonnes pour le Canada.

Jim Carr y voit une occasion d’employer à bon escient sa connaissance des Prairies. L’Ouest est une région dynamique et vibrante, c’est bien plus que des ressources, dit-il.

J’ai accumulé beaucoup d’expérience dans l’Ouest, ajoute-t-il, autant comme ministre du Commerce que ministre des Ressources naturelles. J’ai passé toute ma vie au Manitoba, avec un court passage en Colombie-Britannique, et j’ai une réelle affinité avec cette région. Je pense que c’est un réel avantage pour s’attaquer aux enjeux comme l’énergie, le commerce, l’agriculture, les exportations.

Un tourbillon d’émotion

Jim Carr avoue par ailleurs que le mois qui vient de s’écouler a été un véritable tourbillon. J’ai prononcé mon discours de victoire et tout de suite après on m’a dit de me rendre aux urgences du Centre des sciences de la santé, raconte-t-il.

Je suis allé chez moi enfiler une paire de jeans pour me rendre à l’hôpital. Le lendemain, je recevais mon diagnostic et je suis maintenant en traitement. Je n’ai pas vraiment eu le temps de savourer ma victoire, dit-il.

Jim Carr explique que sa mise à l’écart du Cabinet était nécessaire et que son état requiert une approche graduelle. Ce n’est dans l’intérêt de personne d’en prendre plus que ce que mon calendrier de traitements me permet de faire, souligne-t-il.

Son mandat, explique-t-il, représente une tâche stimulante et importante pour le premier ministre et le gouvernement, tout en lui permettant de poursuivre ses traitements, ce qui est après tout le plus important, dit-il.

Jim Carr prévoit d’utiliser son temps efficacement et d’employer les ressources à sa disposition pour s’assurer qu’il peut remplir ses fonctions tout en restant en santé.

Personne ne veut reculer. On veut tous avancer tous les jours, dit-il. Et dans mon cas, il y a une bonne combinaison : un travail stimulant, des traitements efficaces et des amitiés qui, je dois dire, sont assez extraordinaires.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Manitoba

Politique fédérale