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Bolivie : la police disperse une manifestation pro-Morales

Une foule dans la rue avec des drapeaux autochtones.

Les militants antigouvernementaux ont manifesté jeudi dans les rues de La Paz avec les cercueils des victimes des heurts de mardi.

Photo : The Associated Press / Natacha Pisarenko

Radio-Canada

La police bolivienne a dispersé un imposant cortège funéraire en faisant usage de gaz lacrymogène, jeudi, à La Paz, tandis que des milliers de manifestants portaient les cercueils de cinq personnes tuées mardi. Ils étaient descendus d'El Alto, fief du président en exil Evo Morales.

Réfugié au Mexique depuis plus d'une semaine, le président déchu a déclaré à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel qu’il a le droit de se présenter à un nouveau scrutin. Il s'est dit aussi prêt à renoncer si cela sert la pacification du pays.

Der Spiegel lui a aussi demandé à quel moment il pensait rentrer au pays. Si c'était possible, maintenant, ma maison me manque beaucoup, a répondu Evo Morales, en ajoutant que sa sécurité doit être garantie.

S'ils veulent me faire un procès, qu'ils y aillent, je m'en sortirai. Mais ils ne peuvent pas me mettre en prison parce que je suis innocent.

Evo Morales

Selon lui, la nouvelle équipe au pouvoir, ce n'est pas un gouvernement de transition, c'est une dictature.

Le gouvernement provisoire bolivien a protesté officiellement auprès du Mexique contre les activités menées par Evo Morales. Selon La Paz, elles contreviennent à son statut de réfugié politique.

Par voie de communiqué, le ministère bolivien des Affaires étrangères a exprimé son profond mécontentement au Mexique, en lui reprochant d'avoir permis à l'ancien président de faire des déclarations qui montreraient une activité de conspiration contre le gouvernement intérimaire.

Son parti majoritaire

Mercredi, la présidente par intérim Jeanine Añez a envoyé un projet de loi au Parlement dans le but d'organiser de nouvelles élections présidentielle et législatives.

Le texte annulerait l'élection présidentielle du 20 octobre, qui a marqué le début de l'actuelle crise, à l'issue de laquelle M. Morales avait été proclamé réélu pour un quatrième mandat.

Ce document doit être approuvé par le Parlement, où le Mouvement vers le socialisme (MAS) de l'ex-président Morales est majoritaire.

Washington soutient la présidente par intérim

Réagissant aux intentions d'Evo Morales, Washington a suggéré qu'il renonce aux élections. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a promis de soutenir le gouvernement de transition de la présidente par intérim Jeanine Añez.

Ceux qui ont participé aux irrégularités et aux manipulations flagrantes des élections irrégulières du 20 octobre doivent, pour le bien de la Bolivie, faire un pas de côté et laisser les Boliviens reconstruire leurs institutions.

Mike Pompeo
Avec les informations de Agence France-Presse

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