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Les enseignants du secondaire entameront une grève du zèle mardi

Harvey Bischof parle en entrevue dans un hall.

Harvey Bischof dénonce que les négociations contractuelles avec le gouvernement de l'Ontario sont au point mort.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) entamera une grève du zèle la semaine prochaine dans toute la province alors que les négociations contractuelles avec le gouvernement du premier ministre Doug Ford restent au point mort.

Nous allons commencer un retrait limité des services, c’est très limité, cela n'aura aucun impact sur les conditions d’apprentissage des élèves, a déclaré Harvey Bischof, président de la FEESO.

Le syndicat, qui représente environ 60 000 enseignantes et enseignants et travailleuses et travailleurs de l'éducation de l'Ontario, était en position légale de grève légale, mais devait donner un préavis de cinq jours avant que ses membres ne puissent entamer une action collective.

Le président Harvey Bischof explique que les membres du syndicat informeront les gens à l’école à partir de mardi sur l'état des négociations et les différents moyens de pression qu’ils exerceront. Ils tiendront ainsi des piquets d'information, a-t-il décrit.

Il s’agit là d’un effort ultime pour informer le public sur la voie dans laquelle le gouvernement Ford tente de démolir le système éducatif, l'érosion qu'ils proposent du système de haute qualité que nous avons construit durant les 15 dernières années.

Harvey Bischof, président de la FEESO

M. Bischof a expliqué que tant que l'action sera maintenue, les enseignants ne participeront pas à l'Office de la qualité et de la responsabilité en éducation, un organisme indépendant qui conçoit et administre des tests à grande échelle pour évaluer le rendement des élèves de l’Ontario en lecture, écriture et mathématiques.

Nous ne participerons pas aux réunions du personnel non rémunérées après l'école, a également ajouté le président du syndicat.

La FEESO représente les enseignants des écoles secondaires anglaises et des employés de soutien, dont certains sont dans les écoles francophones. L'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) , qui représente les enseignants francophones, a annoncé aujourd'hui la tenue d'un vote de grève en décembre.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, lors d'une annonce.

Le gouvernement de l’Ontario recule partiellement sur les cours obligatoires en ligne au secondaire en demandant aux élèves de suivre deux cours en ligne pour obtenir leur diplôme et non quatre cours, comme il l'avait précédemment annoncé.

Photo : Radio-Canada

De son côté, Stephen Lecce soutient que son ministère se montre raisonnable à la table des négociations. Il déplore que les syndicats choisissent de monter d'un cran au moment même où il annonce des mesures raisonnables pour garder les enfants dans les salles de classe. C’est regrettable, a déclaré le ministre de l'Éducation.

Aujourd'hui, nous aurions déposé la même proposition d'accord que celui que nous avons proposé qu'au Syndicat canadien de la fonction publique et qui a été massivement appuyé par les membres du SCFP et la FEESO l'a rapidement refusé, a affirmé le ministre Lecce, critiquant le syndicat de ne pas se montrer raisonnable.

La gestion du dossier dénoncée par le syndicat

Harvey Bischof a critiqué M. Lecce dans la gestion du dossier, dénonçant la démarche du ministre de s'adresser aux médias jeudi pour annoncer le recul partiel du gouvernement sur les cours obligatoires en ligne au secondaire.

Ce serait bien qu'il apporte certaines de ses propositions à la table des négociations au lieu de monter sur le podium, a-t-il lancé.

[Stephen Lecce] interrompt les négociations que nous menons actuellement pour faire une annonce aux médias. Pourquoi n’utilise-t-il pas le processus? Je pense qu’il ne comprend tout simplement pas comment fonctionne la négociation collective et il est bien loin de ses responsabilités. Il n’a fait qu’attiser les flammes une fois de plus.

Harvey Bischof, président de la FEESO

Harvey Bischof dément par ailleurs les affirmations du ministre selon lesquelles ils ont quitté la table des négociations. Nous sommes prêts à continuer à négocier, assure-t-il.

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