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Centre de prédédouanement : l'Aéroport se tourne vers la reconnaissance faciale

Aéroport international Jean-Lesage en hiver

L'Aéroport international Jean-Lesage, à Québec

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Félix Morrissette-Beaulieu

Le projet de centre de prédédouanement américain à l'aéroport de Québec, tel qu'annoncé en 2016, n'ira pas de l'avant. Il sera modifié en raison des coûts trop importants. La direction misera plutôt sur une « solution maison » et la reconnaissance faciale.

Le projet, tel qu'annoncé en 2016, devait permettre aux voyageurs et gens d'affaires de passer les douanes américaines avant leur départ du Canada grâce à la présence d'une section réservée.

Le centre est incontournable. Cependant, ce qu’on a en avant de nous, c’est extrêmement dispendieux, des frais annuels de 10 millions de dollars pour un petit nombre de passagers, a expliqué Stephan Poirier, le PDG de l’Aéroport, devant la Chambre de commerce de Québec, jeudi.

Un centre traditionnel aurait vu le jour dans un minimum de 48 mois, selon M. Poirier. La création d’un tel centre demande notamment la construction d’un système de bagages adaptés aux standards américains, qui permet une vérification par ventilation et par rayons X.

La création d'une section réservée aux douaniers américains ainsi qu'aux voyageurs en direction des États-Unis faisait également partie du projet initial.

En février 2018, l'implantation avait été repoussée au printemps 2019.

Un projet « made in Québec »

Plutôt que de créer un centre traditionnel, l'Aéroport souhaite mettre sur pied un projet pilote de reconnaissance faciale, plus adapté à la réalité de Québec.

Des écrans plats tactiles

Des bornes libre-service de reconnaissance faciale.

Photo : Radio-Canada / Julie-Anne Lapointe

La reconnaissance faciale est une réalité. De plus en plus d’aéroports, de pays, l’utilisent. Nous, on aimerait faire un projet comme ça, ça coûte moins cher et l’expérience passager serait beaucoup plus attrayante, croit M. Poirier.

Cette façon de faire, plus rapide, permettrait aussi aux voyageurs en direction des États-Unis de se mélanger avec les autres passagers une fois la douane passée, ajoute le PDG. On aurait une expérience passager beaucoup mieux, sans construire 100 000 pieds d'infrastructure.

Le gouvernement canadien n'a toujours pas reconnu la reconnaissance faciale, explique M. Poirier. C'est pourquoi l'Aéroport de Québec interpelle le fédéral : Donnez-nous le droit de mettre en place un projet pilote adaptée qui va nous donner accès aux services de prédédouanement plus rapidement et moins coûteux.

Le gouvernement américain sera à l'aéroport le mois prochain pour discuter du projet.

Avec les informations de Nicolas Vigneault

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