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Messages d’alertes d’urgence en français : la balle est dans le camp du CRTC

Raymond Théberge s'adresse aux médias, assis à une table, devant des drapeaux canadiens.

« La sécurité et la vie des Canadiens ne devraient pas dépendre de l’endroit où ils se situent au pays, ni de la langue de diffusion des messages d’alerte d’urgence », dit le commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge.

Photo : Radio-Canada / Angie Bonenfant

Nicolas Duny

Le commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, recommande une clarification des règlements du Conseil de la radiodiffusion et les télécommunications canadiennes (CRTC) pour obliger les diffuseurs à publier les messages du système national d’alertes au public (SNAP) dans les deux langues officielles.

Le SNAP, mieux connu du grand public sous le nom d’En Alerte, est un service fédéral-provincial qui permet aux organismes de gestion des urgences partout au pays de diffuser leurs messages d’alerte. Ces messages concernent aussi bien les avis de tornade que les alertes Amber en cas de disparition.

Un tableau décrivant la marche à suivre pour la diffusion immédiate d'une alerte nationale.

Le système national d’alertes au public envoie des notifications lors de situation d’urgence.

Photo : Sécurité publique Canada

Raymond Théberge a dévoilé, lundi, les conclusions de son enquête, lancée en 2018 après la réception de 60 plaintes contre CBC/Radio-Canada, Sécurité publique Canada, le CRTC et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC).

Dans le compte-rendu de son enquête, le commissaire conclut que les organismes provinciaux de gestion des urgences, comme l’Agence de la sécurité publique de la Saskatchewan ou les différents ministères, ne sont pas obligés de publier leurs messages en français. La langue du message est de la responsabilité des provinces, selon la Loi constitutionnelle de 1867.

Cependant, le commissaire estime qu’il est important que la population reçoive les messages d’alerte dans les deux langues officielles.

Si le système a été conçu pour assurer la santé et la sécurité des Canadiens, les alertes devraient être transmises simultanément dans les deux langues officielles en tout temps, en tout lieu.

Raymond Théberge, commissaire aux langues officielles

Aussi demande-t-il au CRTC de clarifier dans les six prochains mois ses règles pour obliger les diffuseurs, tels que Radio-Canada, à publier leurs messages dans les deux langues à travers le pays.

Les francophones hors Québec, des citoyens de seconde zone?

Dans ce dossier, on n’a pas trouvé l’équité , estime le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise, Denis Simard.

Gros plan sur le visage d'un homme qui répond aux questions du journaliste.

Le président de l'Assemblée communautaire fransaskoise, Denis Simard, comprend que la province ne soit pas obligée de fournir le service en français, mais il estime que les francophones sont en droit de revendiquer ce service.

Photo : Radio-Canada / Olivier Férapie

Selon lui, les francophones en milieu minoritaire, comme les Fransaskois, ne sont pas des citoyens à parts égales. Il déplore qu’il y ait toujours un moyen de contrecarrer le devoir d'offrir des services en français.

Ce qui est frustrant, c’est qu'on doive porter plainte.

Denis Simard, président de l’Assemblée communautaire fransaskoise

Il se dit toutefois satisfait que le commissaire fasse la recommandation au CRTC d’obliger la diffusion dans les deux langues officielles dans les six prochains mois. « Cela permettrait qu’il y ait une réponse très rapide si le CRTC reconnaît que c’est un dossier d’importance. »

M. Simard espère également que la refonte de la Loi sur les langues officielles transfère les obligations fédérales vers les provinces au moyen d’ententes avec Ottawa. S’il y a des transferts qui sont faits, en argent ou en services, du fédéral vers le provincial, explique-t-il, nous demandons que les obligations linguistiques s’y rattachent.

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