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C’est parti pour La reine des neiges 2

La reine Elsa se trouve en pleine forêt automnale et pose sa main gauche sur le tronc d'un bouleau.

Une scène tirée de « La reine des neiges 2 »

Photo : capture d'écran / Disney

Radio-Canada

Les attentes sont élevées pour La reine des neiges 2, qui fait officiellement son entrée en salle au Canada ce vendredi. C’est que le premier volet de cette saga lancée en 2013 a fait une entrée fracassante, autant dans l’imaginaire des enfants que dans l’univers du cinéma.

Le premier film mettant en vedette la reine Elsa et sa sœur, Anna, a remporté de nombreux honneurs, dont l’Oscar de la meilleure chanson originale et le Grammy de la meilleure chanson écrite pour un film, grâce à sa fameuse chanson-velcro Let It Go (Libérée, délivrée) le morceau préféré d’une génération d’enfants, et la hantise de leurs parents.

Et surtout, il a marqué un nouveau record de recettes en engrangeant des revenus de 1,28 milliard de dollars américains, et ce, sans compter toutes les robes bleues à flocons, les perruques blondes et les bonshommes de neige en peluche qui se sont vendus à la pelle depuis. Un film dérivé intitulé Joyeuses fêtes avec Olaf, un spectacle à Broadway et un spectacle sur glace plus tard, son succès est indéniable.

Pour les studios d'animation Walt Disney, ce record est à ce jour inégalé. Même Les Incroyable 2 (1,24 milliard) et Histoire de jouets 4 (1,07 milliard) n’ont pas réussi à accoter le monde enchanté d’Arendelle. Avec La reine des neiges 2 (ainsi que le prochain Star Wars), Disney s’apprête d’ailleurs à dépasser les 10 milliards de dollars en recettes pour l’année 2019, du jamais-vu dans l’industrie du cinéma.

La recette du succès

Si La reine des neiges est aussi populaire, c’est que de nombreux éléments sont en place pour émerveiller les enfants. Le journal français Le Figaro a décortiqué le film et souligne de nombreux bons coups.

D’abord, il y a le visuel magnifique, hypnotisant d’un monde magique emprisonné dans la neige, la glace, submergé de flocons scintillants.

Une femme blonde, dessinée, en robe et cape, avec des flocons dansant au-dessus de sa main.

Elsa dans « La reine des neiges », qui libère ses pouvoirs

Photo : Disney

Ils sont subjugués par les images, la magie, la féérie. Chez eux, ça a la même portée qu’un feu d’artifice, explique dans une entrevue avec Le Figaro la psychologue clinicienne Geneviève Djenati, auteure de Psychanalyse des dessins animés, en parlant des enfants. Sans oublier que la neige [les] fascine toujours, c’est un élément naturel qu’ils voient autour d’eux, et finalement, ils peuvent jouer à La reine des neiges en hiver partout où il y a de la neige.

Une reine forte, de son époque

La reine des neiges se déroule dans un royaume médiéval, mais le film est bel et bien campé dans les valeurs de notre époque. N’oublions pas que, lorsque Anna rencontre le prince Hans au début du film et qu'elle décide qu’elle veut l’épouser dans les minutes suivantes, sa sœur, Elsa, la réprimande. Elle lui rappelle alors qu’on ne se marie pas avec le premier venu – une boutade assez cinglante aux Cendrillon, Belle au bois dormant et autres figures de proue de Disney, qui se sont éprises pour des princes quasi inconnus.

L’univers musical est lui aussi moderne. On se trouve en terrain féministe, à des lieues d’Un jour mon prince viendra, chantée par Blanche-Neige, la demoiselle plus belle du royaume, selon un certain miroir magique… Libérée, délivrée est plutôt une chanson puissante, une ode à la liberté, à l’affranchissement de ses peurs. C’est un hymne générationnel à une autonomie heureuse et assumée, analyse Pascal Lardellier, professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Bourgogne et spécialiste des mythes, en entrevue avec Le Figaro.

Dessinées, deux jeunes femmes s'enlacent sous la neige.

Anna et Elsa, de « La reine des neiges »

Photo : Disney

La force des personnages est aussi marquée. Anna est courageuse. La reine Elsa a un pouvoir remarquable. Ici, c’est une fille qui l’a, c’est une reine et non un roi. Les adolescentes apprécient, s’identifient, observe la psychologue Geneviève Djenati, toujours dans Le Figaro.

Reste à voir si ces succès à la fois symboliques et monétaires sauront se répéter dans la suite.

Avec les informations de Le Figaro, et BFMTV

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