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Construire l’avenir au féminin

Trois adolescentes avec de l’équipement de construction posant devant une bannière

Shana, Camille et Catherine sont trois des participantes de l’atelier de construction du 20 novembre.

Photo : Radio-Canada

Gabrielle Morin-Lefebvre

Une quarantaine d’élèves de la 9e année du Conseil scolaire catholique Nouvelon ont participé à la journée « Exploration de la charpenterie » à Azilda dans les ateliers de la Fraternité nationale des charpentiers-menuisiers. Ce cours pratique hors de l’ordinaire ciblait uniquement les filles.

Pendant près de quatre heures, des élèves du Conseil scolaire catholique Nouvelon se sont activées dans l’atelier de construction. Au menu : mesurage, plâtrage, clouage, mesure de sécurité et autres tâches manuelles. Les filles devaient monter plusieurs cloisons sèches elles-mêmes.

Trois adolescentes portant des casques et des lunettes de construction regardent une jeune fille tenant une perceuse.

Lors de l’activité, les participantes ont été réparties en petits groupes.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morin-Lefebvre

L’activité est offerte depuis 3 ans dans le cadre du Programme d’apprentissage des Jeunes de l’Ontario (PAJO). D’après Darquise Huot, conseillère pédagogique au Conseil Scolaire Catholique Nouvelon, le programme est né du désir des conseils scolaires d’intéresser les filles à des métiers sous-représentés par les femmes tout en développant leur motricité et leurs aptitudes pratiques.

C’est de l'apprentissage par l’expérience, précise-t-elle. C’est quelque chose que le gouvernement préconise et c’est très facile d’associer ça aux matières enseignées dans les écoles.

Deux jeunes filles souriantes en équipement de construction tenant un ruban à mesurer, appuyées contre une charpente en bois.

Les filles ont pu tisser des liens d’amitié tout en apprenant le sens de la coopération et du travail d’équipe.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morin-Lefebvre

Catherine, Camille et Shana sont toutes les trois en 9e année à l’école secondaire Champlain. L’ouvrage et la poussière ne leur font pas peur. C’est avec confiance et plaisir que les trois complices s’entraident dans leurs tâches respectives.

Il faut que tu montes le mur dans les airs, ça te fait de gros bras, lance Shana, en riant.

Dans un atelier, une jeune fille souriante avec un casque et des lunettes de construction tient un marteau de la main droite en s’appuyant sur une charpente de la main gauche.

Les jeunes filles ont également été formées en santé et sécurité au travail afin de pouvoir manipuler différents outils.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morin-Lefebvre

Pour plusieurs enseignants, le programme permet également de préparer leurs élèves au programme COOP en 11e année. Selon Janine Lapointe, enseignante à l'école secondaire l’Horizon, beaucoup de débouchés s’offrent aux jeunes filles après cette expérience.

C’est une activité extraordinaire. Il y a beaucoup d’effort qui a été mis dans cette activité et c’est apprécié parce que ce n’est pas tous les élèves qui ont la chance de vivre une activité comme ça, souligne-t-elle.

Trois jeunes filles avec des casques de construction orange soulèvent une cloison.

La Fraternité nationale des charpentiers-menuisiers a créé un partenariat avec les conseils scolaires du Nord de l’Ontario pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie de la construction.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morin-Lefebvre

Selon Réal Gélinas, représentant de la Fraternité nationale des charpentiers-menuisiers et superviseur lors de l’activité, une douzaine de filles ont été embauchées l’année dernière. Cependant, on ignore combien d’entre elles ont fait l’atelier par le passé.

On les suit le plus qu’on peut, rétorque-t-il Avec les programmes d’éducation coopérative, l’on a embauché plusieurs élèves des conseils scolaires. On espère continuer ce partenariat.

Une jeune fille en habit de construction manipule une perceuse sur un escabot tenu par une autre jeune fille de dos.

Des plateformes et des échelles ont été mises à la disposition des élèves.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morin-Lefebvre

Nous sommes au début de l’après-midi. Après une pause dîner, les filles attaquent le plâtrage.

M. Gélinas démontre comment le faire devant les élèves attentives à ses explications. Pour plusieurs des participantes, cette activité pédagogique est plus qu’un simple exercice d’exploration de carrière.

Moi je suis fière de toutes les filles et ça peut être un métier qui est intéressant, pense Catherine.

Darquise Huot est du même avis.

Il y a beaucoup de solidarité féminine, un peu Girl Power. Ce qui m’impressionne le plus, c’est quand il y a un éveil de l'intérêt chez une élève qui n’avait jamais considéré ce type de métier, conclut-elle.

Un groupe de jeunes filles regardent un homme effectuer des travaux de plâtrage dans un atelier.

Réal Gélinas (à l’avant) fait partie des 30 000 membres de la Fraternité nationale des charpentiers-menuisiers.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morin-Lefebvre

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