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Procès du major Duquette : la poursuite demande d’exclure le témoignage de l’accusé

Le major Éric Duquette en cour martiale.

Le major Éric Duquette fait face à des accusations d'agression sexuelle.

Photo : Radio-Canada

Gilles Munger

L’avocate de la poursuite invite le juge de la cour martiale à ne pas croire et à écarter le témoignage du major Éric Duquette, accusé d’agression sexuelle sur une subalterne à la base militaire de Bagotville.

Dans sa plaidoirie présentée jeudi matin lors du procès en cour martiale, Me Élisabeth Baby-Cormier a précisé que l’accusé avait été fuyant devant la cour quant aux événements incriminants alors qu'il avait été très volubile sur des éléments anodins.

À la lumière des témoignages entendus, la procureure arrive à la conclusion que le militaire a touché les fesses de sa subalterne à deux reprises lors du party de Noël du 1er décembre 2018, en plus de lui faire une accolade forcée à un autre moment de la soirée.

Elle affirme que la répétition des gestes vient confirmer qu’ils n’étaient pas accidentels. Elle ajoute que l'expression « Tu es fucking hot », chuchotée à l'oreille de la plaignante, vient confirmer le caractère sexuel des deux événements survenus vers 22 h et vers 22 h 45.

Me Baby-Cormier estime que le lien hiérarchique de major à adjudant de section demeure même si les événements se sont produits sur une piste de danse, lors d'une activité sociale.

Le major Éric Duquette est accusé d'agression sexuelle, mais aussi de comportement préjudiciable au bon ordre et à la discipline, ainsi que de mauvais traitements à l'égard d'une subalterne.

La défense

De son côté, l'avocat du major Duquette, Charles Cantin, discrédite les trois témoins de la poursuite, les accusant même de s'être concertés. Pour une, c'est la main droite, pour l'autre, c'est la main gauche et pour une autre, c'est les deux mains, j'ai un problème de qualification de tout cela, précise-t-il, ajoutant que ces gestes-là, non seulement n'ont jamais eu lieu, mais ils ont été inventés.

Il accuse aussi les trois femmes d'avoir menti sur la quantité d'alcool qu'elles avaient consommé. Manifestement, ces trois personnes étaient en état d'ébriété avancée. On s'est mêlé dans nos mensonges, plaide-t-il.

Il croit que tous ses témoins ont démontré qu'à aucun moment, l'accusé n'avait affiché un comportement suspect en soirée qui permettrait de penser qu'il avait commis un geste inadéquat.

En délibéré

Le juge militaire Louis-Vincent d'Auteuil a pris la cause en délibéré.

Si le major Éric Duquette est reconnu coupable de l'une ou l'autre des accusations, il risque jusqu'à deux ans de prison en plus d'être expulsé des Forces armées canadiennes avec une mention déshonorante.

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Saguenay–Lac-St-Jean

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