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Les Nord-Côtiers signalent de plus en plus les actes de braconnage

Un ours noir, sur des roches.

L'ours noir est l'une des espèces victimes de braconnage.

Photo : iStock

Djavan Habel-Thurton

Les citoyens nord-côtiers sont plus nombreux qu’avant à signaler de possibles actes de braconnage. Une transmission de l’information dont se satisfait le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), qui continue à réclamer l’aide du public.

Le 19 octobre dernier, un ours noir a été retrouvé abattu en bordure du chemin d’accès du chantier de la rivière Romaine.

Les employés du chantier qui en ont fait la découverte l'ont rapporté aux autorités. Après avoir attendu quelques jours pour s’assurer que l’abattage de la bête ne soit pas déclaré par de potentiels chasseurs légitimes, le MFFP a conclu au braconnage.

Les signalements comme ceux faits les travailleurs du chantier sont de plus en plus nombreux, remarque Geneviève Brosseau, agente de protection de la faune au MFFP.

Si on remarque les 10 dernières années pour les informations transmises via la centrale SOS Braconnage, 2017, 2018 et l’année en cours marque la même tendance, explique-t-elle.

Mme Brosseau explique que sur la Côte-Nord on remarque une augmentation de l’utilisation par la population de SOS braconnage.

C’est d’une aide très importante au travail des agents de la faune.

Geneviève Brosseau, agente de protection de la faune au MFFP

Il n’est toutefois pas possible de déterminer si cette hausse de signalement est liée à une augmentation du braconnage, ou si au contraire elle contribue à sa diminution.

La question est complexe et c’est difficile de donner une réponse de cause à effet qui n’inclut pas beaucoup de paramètres et qui change dans le temps et l’espace, explique l'agente de protection de la faune.

Depuis les trois dernières années, c’est environ 150 constats d’infractions qui sont remis annuellement par le MFFP sur la Côte-Nord. Les principales espèces victimes du braconnage sont l’orignal, l’ours noir, l’omble de fontaine et le saumon.

Un cadavre d'original gisant aux côtés d'un placenta

Un présumé acte de braconnage d'orignaux, au nord de Forestville en 2018.

Photo : Nancy Therrien

Des ours relocalisés

Par ailleurs, le Ministère encourage aussi le signalement d’animaux importun, comme des ours en zone urbaine ou périurbaine.

Pour les ours noirs, le nombre de signalements varie d’année en année. De 57 en 2017, leur nombre est passé à 139 en 2018 et est de 65 pour l’instant en 2019. Les régions géographiques où ont lieu ces observations varient aussi beaucoup.

Nombre de ses signalements mènent d’ailleurs à des captures et relocalisations des ours par le MFFP, qui vise la protection à la fois des ours et des citoyens.

C’était d’ailleurs le cas de l’ours de la Romaine, qui seulement 10 jours avant d’être abattu illégalement, avait été relocalisé par le MFFP plus loin du chantier près duquel on l’avait aperçu.

Il a été identifié grâce à une étiquette qui avait été apposée à son oreille droite lors de sa capture.

Dans le cas de l’ours trouvé à la Romaine ou de tout autre signalement de braconnage, Mme Brosseau encourage la population à communiquer anonymement avec SOS braconnage ou avec un bureau local de la protection de la faune.

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Côte-Nord

Protection des espèces