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Yohan Tardif-Joubert coupable de voies de fait graves, mais pas de tentative de meurtre

Un ruban interdisant l'accès à une scène de crime près d'une résidence.

Un homme de Rimouski a été poignardé à plusieurs reprises devant une résidence à Rimouski en 2018 (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Radio-Canada

Yohan Tardif-Joubert, l'homme accusé de tentative de meurtre et de voies de fait graves à la suite d'une altercation, a été reconnu coupable de l'accusation de voies de fait graves qui pesait sur lui, jeudi, au palais de justice de Rimouski.

Il a toutefois été reconnu non coupable de l'accusation de tentative de meurtre.

Yohan Tardif-Joubert, 29 ans, a poignardé à plusieurs reprises un homme de 38 ans en août 2018. L'événement s'est produit à Rimouski. Tardif-Joubert avait 27 ans lors des faits reprochés.

Pendant les plaidoiries, l'avocate de l’accusé a tenté de convaincre le jury que son client avait agi en légitime défense, alors qu’il se trouvait sur le terrain de la victime.

Elle a affirmé que Yohan Tardif-Joubert aurait été menacé et insulté par l'homme de 38 ans à d'autres occasions avant cet événement, ce qui lui donnait des raisons d'avoir peur de lui.

Selon la version de Tardif-Joubert, la victime l'aurait cloué au sol et l'aurait roué de coups, ce qui lui aurait fait craindre pour son intégrité physique, et même pour sa vie. Il se serait alors défendu en le poignardant à plusieurs reprises avec un couteau de cuisine.

De son côté, le procureur de la Couronne a relevé plusieurs incohérences entre ces éléments de preuve et la version des faits de l'accusé au cours du procès.

Il a soutenu que l’homme de 38 ans était en droit d'expulser Yohan Tardif-Joubert de son terrain avec une force raisonnable et qu'il n'était pas armé lors de l'événement. Le procureur a demandé au jury de considérer la thèse de la jalousie comme motif.

Yohan Tardif-Joubert sera de retour au tribunal pour les recommandations sur la peine le 7 février. Il demeure en liberté d’ici là et devra continuer à respecter ses conditions.

Avec les informations d'Isabelle Damphousse

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