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Pas assez de professeurs noirs à l'Université d'Ottawa, estiment des étudiants

Des dizaines d'étudiants se sont rendus à l'hôtel de ville avec le recteur de l'Université d'Ottawa

Jade Sullivan est étudiante à l'Université d'Ottawa.

Jade Sullivan a fait remarquer qu'elle n'avait jamais eu de professeurs noirs pendant ses études à l'Université d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Hillary Johnstone

Radio-Canada

Des dizaines d'étudiants se sont réunis lors d'une rencontre publique sur le racisme sur le campus de l'Université d'Ottawa (UdO) et ont soutenu qu'il n'y avait pas assez de professeurs noirs pour que les étudiants noirs se sentent les bienvenus.

J'ai des professeurs qui me disent que je suis trop noire pour être assise au fond de la salle et qu'ils ne peuvent pas me voir, a raconté Jade Sullivan, 21 ans. C'est elle qui a été la première à prendre la parole mercredi soir lors d'une rencontre à laquelle le recteur et vice-chancelier de l'UdO, Jacques Frémont a assisté.

Après son intervention, Jade Sullivan a expliqué à CBC qu'elle n'a pas eu un seul professeur noir pendant ses années à l'université.

J'ai suivi cinq à six cours par session pendant trois ans... Ça en dit long. Et je suis dans deux facultés différentes, donc j'aurais dû au moins en rencontrer un, a regretté Jade Sullivan.

Des personnes sont assises dans une salle de l'hôtel de ville.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des dizaines de personnes ont assisté à une réunion sur le racisme et la discrimination à l'Université d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Hillary Johnstone

Des groupes d’étudiants et des professeurs d’université ont exhorté l’établissement postsecondaire à adopter une position plus ferme face au racisme, à la suite de deux incidents très médiatisés cette année, au cours desquels des étudiants noirs ont été traités injustement sur le campus.

Une enquête indépendante rendue publique début octobre avait conclu que l'étudiant qui a été arrêté par les Services de protection de l'Université d'Ottawa en juin dernier avait été victime de discrimination raciale.

Luciana White, 20 ans, était satisfaite de voir le recteur de l'université organiser une rencontre à l'hôtel de ville d'Ottawa, mais elle trouve qu'il reste encore du travail à faire.

Quand je me promène dans les rues de cette université, je vois beaucoup d'étudiants noirs… et la communauté noire produit beaucoup d'universitaires, a-t-elle déclaré.

Donc ce n'est pas du ressort de la communauté noire de former davantage d'universitaires, parce que c'est déjà le cas. Je crois que vraiment que c'est du ressort de l'administration

Luciana White
Une étudiante de l'Université d'Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

C'est aux établissements de recruter des universitaires noires, croit Luciana White, 20 ans.

Photo : Radio-Canada / Hillary Johnstone

La rencontre à l'hôtel de ville est une initiative du recteur de l'université intitulée le Comité du recteur pour un campus exempt de discrimination.

À l'avenir ce comité devra formuler des recommandations.

D'autres étudiants ont pris la parole lors de la rencontre. Ils ont décrit des actes de racisme et de discrimination dont ils ont été victimes sur le campus.

Une étudiante de l'Université d'Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dami Mafe est une étudiante internationale de quatrième année du Nigeria.

Photo : Radio-Canada / Hillary Johnstone

Étudiante internationale de quatrième année du Nigeria, Dami Mafe estime que l'université n'en fait pas assez pour aider les étudiants noirs à réussir.

C'est démoralisant. [À Ottawa], je suis noire. Ici, à cause de la couleur de ma peau, je suis traitée différemment… De retour à la maison, je ne suis qu'une femme… mais là, je suis juste noire, a-t-elle déploré.

Avec les informations de Hillary Johnstone de CBC

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