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40 M$ pour acheminer la vapeur de l’incinérateur de Québec au nouvel hôpital du CHU

Incinérateur quebec

Photo : Radio-Canada / Raymond Routhier

Nahila Bendali

La Ville de Québec veut vendre la vapeur de son incinérateur au futur mégahôpital du CHU de Québec-Université Laval grâce à une conduite souterraine de 2,2 km. Ce projet est évalué à 40 millions de dollars.

La construction de la conduite souterraine coûtera 19 millions de dollars. Une centrale de trigénération s’ajoute au coût du projet à la hauteur de 21 millions de dollars. Ces nouveaux actifs seront la propriété de la Ville.

La Ville veut aller chercher 16 millions de dollars en subvention du gouvernement fédéral et 13 millions du provincial pour la réalisation du projet.

La contribution municipale serait donc de 11 millions de dollars.

Retour sur investissement

La Ville estime pouvoir avoir un retour sur investissement en trois ou quatre ans en réduisant les coûts énergétiques du CHU et en économie pour le traitement de l’eau potable, les frais de pompage et les redevances.

Le maire Régis Labeaume est confiant d’obtenir les subventions nécessaires pour aller de l’avant.

Si ce projet-là n’obtient pas les aides financières, je ne sais pas quel projet va les obtenir, a-t-il affirmé en conférence de presse.

Le projet pourra être amorti sur une plus longue période pour la Ville si jamais elle n’obtient pas le maximum de subvention des autres ordres de gouvernement, souligne M. Labeaume.

Avec cette technologie, le projet permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 95 %, selon le président-directeur général du CHU de Québec-Université Laval Martin Beaumont.

La vapeur de l’incinérateur remplacera le gaz naturel que devrait utiliser l’hôpital pour combler ses besoins en chauffage, climatisation et vapeur.

Conditions

La Direction de la santé publique (DSP) se range derrière le projet, mais impose certaines conditions.

La Ville devra notamment respecter les normes d’émissions environnementales, procéder à un audit externe des procédés d’épuration des gaz et à une analyse de l’utilisation actuelle et future de l’incinérateur dans le Plan métropolitain des matières résiduelles.

Elle devra aussi soumettre un plan de communication structurant.

Le CHU devra également maintenir une centrale énergétique autonome qui pourra combler ses besoins indépendamment de l’approvisionnement en vapeur.

Sur recommandation de la DSP, la Ville a demandé un avis externe à la Chaire éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi afin d’évaluer différents scénarios de gestion des matières résiduelles.

Le biologiste Claude Villeneuve conclut que le projet de vente de vapeur, combiné à l’amélioration de l’incinérateur et à la centrale de biométhanisation, est le projet le plus performant pour la réduction des gaz à effet de serre et la réduction des émissions pouvant potentiellement affecter la santé humaine.

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