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  • En 1989, le Nouveau-Brunswick tremblait au nom d’Allan Legere

    Allan Legere menotté et amené par deux policiers à son procès.

    Allan Legere a terrorisé le Nouveau-Brunswick durant une bonne partie de l'année 1989.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    En 1989, le Nouveau-Brunswick tremblait à la seule évocation du nom d'Allan Legere. La télévision de Radio-Canada s’est intéressée à ce criminel qui, à l’époque, a fait l’objet d’une des plus importantes chasses à l’homme de l’histoire de la police canadienne.

    201 jours de terreur

    On va être plus relax, être capables de sortir plus, laisser les enfants à la maison.

    Une citoyenne de la région de Miramichi

    Le 24 novembre 1989, l’arrestation d’Allan Legere près de Newcastle mettait fin à 201 jours de terreur au Nouveau-Brunswick et plus précisément dans la région de Miramichi.

    L’ex-mécanicien est déclaré délinquant dangereux. C'est une catégorie qui, au Canada, désigne les criminels les plus violents et susceptibles de récidiver. Allan Legere se retrouve, encore une fois, derrière les barreaux.

    Téléjournal, 16 octobre 1989

    Le 16 octobre 1989, l'épouvante vécue dans la région de Miramichi est telle qu’elle se hisse au niveau de nouvelle nationale au Téléjournal qu’anime ce soir-là Bernard Derome.

    Le journaliste André Fortin présente un reportage qui résume bien la situation.

    Le 3 mai 1989, Allan Legere, condamné à la prison à perpétuité pour avoir tué en 1986 le commerçant John Glendenning et sauvagement agressé son épouse Mary Glendenning, s’est évadé lors d’une visite au centre hospitalier de Moncton.

    Il a réussi à berner ses gardiens avec qui il avait établi certains liens cordiaux.

    Au cours des semaines qui suivent se produisent dans la région de Miramichi plusieurs agressions et meurtres. Les indices laissés par le meurtrier pointent vers Allan Legere.

    Le double homicide de Linda et Donna Daughney, préalablement sauvagement battues et agressées sexuellement, plonge la population de la ville de Newcastle dans la panique.

    La région de Miramichi est subitement devenue la capitale du crime au Nouveau-Brunswick.

    Les gens refusent de laisser leurs enfants à la maison. Plusieurs aînés, surtout ceux vivant seuls, se réfugient chez des parents. Les magasins qui vendent des armes à feu font de bonnes affaires.

    Une récompense de 100 000 $ est promise pour qu’on attrape Allan Legere. Mais il cavalera encore pendant de longs mois.

    C’est donc un grand soulagement quand le 24 novembre 1989 les policiers réussissent enfin à le saisir.

    Téléjournal, 24 novembre 1989

    La nouvelle est relayée dans tout le Canada par un reportage du journaliste André Fortin présenté au Téléjournal le 24 novembre  1989 et qu’anime ce soir-là Céline Galipeau.

    Celui qu’on appelle le « monstre de la Miramichi » se retrouve rapidement dans la prison à sécurité maximale de Sainte-Anne-des-Plaines au Québec puis à l’Établissement d’Edmonton situé en Alberta.

    Au total, Allan Legere sera reconnu coupable de quatre meurtres et de plusieurs agressions.

    Fait à noter, la science jouera un rôle très important dans son inculpation.

    Le procès d’Allan Legere est en effet un des premiers dans l’histoire judiciaire du Canada durant lesquels seront utilisés des échantillons d’ADN comme éléments de preuve.

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