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Le Grand Dérangement des Acadiens commémoré

Une cérémonie a souligné à Ottawa la signature de la Proclamation royale reconnaissant la vérité historique de la déportation du peuple acadien, au 18e siècle.

La ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps, a officiellement dévoilé la Proclamation royale reconnaissant la vérité des faits historiques entourant le Grand Dérangement du XVIIIe siècle.

Le texte de la proclamation reconnaît la réalité des événements qui se sont produits à partir de 1755 et qui ont conduit à la déportation de près de 10 000 habitants de l'Acadie.

La proclamation prendra effet le 5 décembre 2004 et à partir de l'année suivante, la date du 28 juillet commémorera chaque année le Grand Dérangement du peuple acadien.

C'est le président de la Société nationale des Acadiens, Euclide Chiasson, qui a reçu la Proclamation au nom du peuple acadien.

Dans son discours, M. Chiasson a souligné que la Proclamation avait été obtenue grâce à la patience et à la persistance du peuple acadien.

Il a remercié le premier ministre Jean Chrétien, qui, dit-il, laisse au peuple acadien un legs dont celui-ci lui sera toujours reconnaissant.

Une invitation a été adressée à la Reine Elizabeth à venir faire elle-même la lecture de la Proclamation à Grand-Pré en 2005, à l'occasion de son voyage prévu pour souligner le centième anniversaire des provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan. 2005 marquera le 250e anniversaire du Grand Dérangement.

La proclamation a été adoptée à l'unanimité par le cabinet fédéral le 2 décembre. Elle reconnaît la vérité historique des faits entourant la déportation de la moitié des habitants de l'Acadie au XVIIIe siècle, sans toutefois aller jusqu'à reconnaître les torts causés aux déportés ni leur présenter des excuses officielles.

Entre 1755 et 1763, ces Acadiens ont été déportés par les Anglais dans les colonies américaines, en Angleterre et en France. La déportation visait à punir les Acadiens qui refusaient de prêter serment d'allégeance à la Couronne britannique.

Entrevue avec Herménégilde Chiasson, lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick

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