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Les Franco-Colombiens saluent le choix des ministres au nouveau cabinet Trudeau

Les 36 ministres du Cabinet libéral posent aux côtés de Justin Trudeau et de la gouverneure générale Julie Payette.

Le nouveau Cabinet du gouvernement de Justin Trudeau compte 36 ministres.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Les francophones de la Colombie-Britannique accueillent favorablement la sélection de ministres dans le nouveau gouvernement de la 43e législature à Ottawa.

Plus tôt mercredi, les nouveaux ministres ont prêté serment dans la capitale canadienne.

Parmi eux, Mélanie Joly reprend ses fonctions aux Langues officielles, tandis que Steven Guilbeault, ex-environnementaliste, prend les rênes de Patrimoine canadien. 

Ces nominations réjouissent la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA).

La FCFA estime avoir une très bonne relation avec la ministre Joly et considère avoir tout en main pour procéder rapidement à la modernisation des langues officielles.

Le retour aux Langues officielles de Mélanie Joly est également salué par la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB). Elle félicite la nouvelle ministre dans un tweet et dit « avoir hâte de reprendre les travaux de modernisation de la Loi, là où nous les avions laissés ».

La présidente de la FFCB, Padminee Chundunsing, est « contente que l’honorable Mélanie Joly reste aux Langues officielles parce qu’on peut continuer le travail commencé avec elle. Elle connaît le dossier, et c’est positif pour la communauté. »

Pierre Rivard, directeur général et artistique du Centre culturel francophone de Vancouver, croit que Steven Guilbeault, néophyte dans le milieu culturel, saura faire avancer les intérêts du secteur des arts et de la culture.

« Steven Guilbeault est connu pour être un homme d’action. Il a été très dévoué à la cause environnementale. Ça pourrait être une bonne nouvelle d’avoir quelqu’un qui a ce niveau d’énergie et d’enthousiasme pour défendre les dossiers en arts et culture », observe-t-il.

Un homme assis derrière son bureau.

Rémi Marien, directeur général du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique (CJFCB).

Photo : Radio-Canada

Rémi Marien, directeur général du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique (CJFCB), affirme que la nomination de Mélanie Joly est positive pour la communauté franco-colombienne.

Elle a beaucoup oeuvré pour nos communautés dans les dernières années.

Rémi Marien, directeur général, CJFCB

En ce qui concerne Steven Guilbeault, « on ne le connaît pas. Il faudra s’introduire et parler avec lui des dossiers qui touchent le patrimoine et la culture au Canada ».

Lily Crist, présidente de l'Alliance des femmes de la francophonie canadienne, est également satisfaite des ministres choisis pour répondre aux dossiers qui touchent les francophones.

« Mélanie Joly connaît bien les dossiers. Elle est très présente auprès de nos communautés pour bien nous écouter, comprendre nos défis et essayer d’y répondre », commente-t-elle.

Elle applaudit au passage la nomination de Mona Fortier à la tête du nouveau ministère de la Prospérité de la classe moyenne. « C’est une alliée pour les francophones hors Québec, c’est une personne militante qui connaît très bien nos communautés », renchérit-elle, un avis qui est partagé par Padminee Chundunsing également.

Réactions partagées pour Jonathan Wilkinson

Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec et l’Atlantique, réagit défavorablement à la nomination de Steven Guilbeault à Patrimoine canadien. Il doute de la capacité du gouvernement à prendre des mesures significatives pour contrer les changements climatiques.

Un homme devant un immeuble à logements à Montréal.

Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec et l’Atlantique.

Photo : Radio-Canada

« Si on cache un écologiste parce que ça indisposerait des gens de la Saskatchewan et de l’Alberta, nous pensons que c’est vraiment un mauvais message à lancer. Nous nous demandons, en regard du manque de courage à nommer Steven Guilbeault ministre de l’Environnement ou dans un ministère connexe, ce qui va se passer quand le gouvernement devra prendre des décisions difficiles pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au Canada. Est-ce qu’on va avoir le courage de la faire? Il est permis d’en douter », critique-t-il.

Dans le milieu des entreprises du secteur des technologies vertes, la nomination de Jonathan Wilkinson au ministère de l’Environnement et du Changement climatique est vue d’un bon oeil.  Avant d’être élu en 2015 dans North Vancouver, il a travaillé au sein d’entreprises qui développent des solutions technologiques pour améliorer l’empreinte carbone d’entreprises.

Un homme dans une salle de traitement des eaux explique qu'il y un écart entre ce que veulent les électeurs et ce que l'industrie peut faire pour rendre ses pratiques plus environnementales.

Benjamin Sparrow est cofondateur de Saltworks Technologies, une entreprise de Richmond qui développe des solutions de traitement des eaux pour les industries des hydrocarbures et de l’exploitation minière.

Photo : Radio-Canada

Ce parcours professionnel conforte Benjamin Sparrow, PDG de Saltworks Technologies, une entreprise de Richmond qui conçoit des systèmes de traitement de l’eau pour les projets d’envergure dans les industries des hydrocarbures et de l’exploitation minière.

« Il y a souvent un écart entre ce que les Canadiens et ce que l’industrie est prête à payer. Ça prend une personne vraiment talentueuse pour rassembler. [...] Le parcours de Jonathan Wilkinson dans deux entreprises, notamment dans la gestion des gaz à effet de serre, fait de lui un ministre outillé pour combler le fossé entre les citoyens et l’industrie. Cet écart peut être comblé par les solutions technologiques innovatrices », affirme-t-il.

Avec les informations d’Anaïs Elboujdaïni et Timothé Matte-Bergeron

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