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Incendie à Windsor : toujours aucune date de retour pour les évacués

vue d'extérieur du bâtiment Westcourt Place à Windsor.

Le sous-sol du bâtiment Westcourt Place, au centre-ville de Windsor, a pris feu le 12 novembre.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Rozenn Nicolle

Plus d’une semaine après l’incendie survenu dans un immeuble du centre-ville de Windsor, les quelque 200 résidents évacués n’ont pas été relogés et ne savent toujours pas quand ils pourront rentrer chez eux.

Personnellement, je suis à la rue, je vis au jour le jour. La frustration de Clément Panzavolta est perceptible. Délogé de son appartement le 12 novembre dernier, après l’incendie qui s’est déclaré dans le parc de stationnement de son immeuble, il alterne entre chambre d’hôtel à ses frais, ou l’hébergement chez ses proches, à Toronto.

Nous n’avons pas de nouvelle depuis qu’ils nous ont ordonné de packer des affaires pour 72 heures, c’était mercredi dernier, s’exaspère-t-il.

Photo de l'intérieur du lobby de l'immeuble Westcourt Place à Windsor.

Les portes à l'entrée de l'immeuble ont été recouvertes de papier.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Le 12 novembre, un incendie a éclaté dans le sous-sol du bâtiment Westcourt Place, à Windsor. Les autorités n’ont toujours pas déterminé la cause du brasier, qui a endommagé près d’une dizaine de véhicules et laissé l’édifice sans électricité, sans chauffage et sans eau.

Sur place, les vitres de l’entrée du bâtiment ont été recouvertes de papier. À l’intérieur, les faux plafonds ont été démontés pour permettre de retirer les résidus de fumée.

Photo du plafond dans l'entrée du bâtiment Westcourt Place.

Les carreaux du plafond suspendu ont été retirés pour permettre de nettoyer les résidus de fumée.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Nous avons plus de 60 personnes ici qui nettoient, a déclaré la gestionnaire de l’immeuble, Vicky Hayden. Mais elle ne sait pas quand les résidents pourront revenir y habiter.

J’aimerais pouvoir vous donner une date, mais je ne le sais vraiment pas, a-t-elle confié au micro de Radio-Canada.

Portrait d'une femme qui parle à la caméra.

La gestionnaire de l'immeuble, Vicky Hayden, ne sait pas quand les résidents vont pouvoir retrouver leur logement.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

L’eau a été rétablie au cours de la journée de mercredi.

Recours collectif de 35 M$ contre le propriétaire

Mardi, la firme d’avocats Strosberg Sasso and Sutts a annoncé avoir déposé une demande de recours collectif d’un montant de 35 millions de dollars contre le propriétaire de l’immeuble : 25 millions pour dommages-intérêts généraux et 10 millions pour dommages-intérêts alourdis, symboliques, punitifs et spéciaux.

Nous avançons deux causes d’action : une cause d’action en négligence et une cause d’action en bris de contrat, a précisé une des avocates du cabinet, Michelle Mouawad.

Celle-ci a ajouté que le juge doit encore approuver cette demande de recours collectif, et que le processus peut prendre plusieurs mois.

La somme n’est pas si élevée, estime Clément Panzavolta : Dans les frais directs, rien que pour ma part, il y a plus de 1000 $ déjà.

Quand on considère tous les frais indirects que je subis au niveau du stress, que mon entreprise subit au niveau de ma perte de productivité, par mes déplacements, au final, je considère que 35 millions, c’est vraiment très peu pour ce que l’on vit.

Clément Panzavolta

Le nombre est vraiment juste inventé, explique la professeur à la faculté de droit de l’Université de Windsor, Jasminka Kalajdzic. Les avocats doivent choisir un nombre plus élevé que le montant qu'ils pourraient obtenir réellement, car si un procès est intenté, ils ne peuvent recevoir plus que ce qu'ils demandent. Donc, ils surestiment toujours, ajoute-t-elle.

Mme Kalajdzic, qui est également la directrice de la clinique de recours collectif de sa faculté, précise que le montant attribué à chaque plaignant du recours collectif dépend généralement de nombreux facteurs comme le temps passé sans avoir accès à son domicile, les dégâts causés à son appartement, mais aussi de la solvabilité, dans ce cas, du propriétaire de l’immeuble.

Et n'oublions pas que si un accord est trouvé ou si un jugement est rendu en faveur des membres du groupe, les honoraires de l'avocat seront déduits de ce montant, complète Mme Kalajdzic.

Une session d’information sur le recours collectif aura lieu samedi à 10 h, dans l’église anglicane All Saints, au centre-ville de Windsor, pour les résidents de l’immeuble et toute personne pouvant se porter partie plaignante dans cette affaire.

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