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L'opposition clame que le Cabinet Trudeau ne reflète pas le résultat des urnes

Gérard Deltell fait une déclaration au micro, tandis que Pierre Poilievre attend son tour au second plan.

Gérard Deltell et Pierre Poilievre n'ont pas manqué de souligner que le premier ministre Trudeau a été réélu avec le plus petit pourcentage de voix (33,1 %) dans l’histoire du Canada.

Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

Radio-Canada

Même si les partis d’opposition ont manifesté leur volonté de collaborer avec le nouveau gouvernement Trudeau, ils n'ont pas manqué de souligner un « rendez-vous manqué » et « le double discours » dont témoigne la composition du Cabinet dévoilé aujourd’hui.

Le député conservateur Gérard Deltell a déclaré, en conférence de presse, qu’il s’attendait à une nouvelle approche, étant donné que le premier ministre a été réélu avec le plus petit pourcentage de voix (33,1 %) dans l’histoire du Canada et qu’il a perdu un million de voix par rapport au précédent scrutin.

Un mois plus tard, il s’agit d’un rendez-vous manqué. […] On a un Cabinet plus volumineux avec les mêmes personnes aux postes clés, a mentionné M. Deltell en faisant notamment référence au maintien de Bill Morneau aux Finances, symbole de dépenses incontrôlées et de déficits budgétaires à répétition, selon lui.

M. Deltell croit en outre que l’arrivée de l’activiste Steven Guilbeault au sein du cabinet, même au Patrimoine, est un mauvais signal pour le développement des ressources naturelles et la construction de pipelines.

Le Parti conservateur du Canada (PCC), par la voix du député Pierre Poilievre, a aussi dit craindre que les déclarations précédentes du nouveau ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, à propos de la Chine, ne rendent pas service à Ottawa lors de ses négociations avec Pékin.

Aujourd’hui, M. Trudeau a raté une occasion de débuter une nouvelle approche. Au lieu de cela, il redouble ses efforts sur les mêmes échecs des quatre dernières années.

Andrew Scheer, chef du PCC dans une déclaration écrite

De son côté, Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), note que le nouveau ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Jonathan Wilkinson, est plutôt favorable aux projets d’oléoducs pétroliers. Selon M. Singh, cette nomination illustre le fait qu’une fois de plus, le double discours s’installe chez les libéraux.

Jagmeet Singh s'adresse aux journalistes.

« Il faut que le gouvernement donne la priorité aux travailleurs et aux travailleuses, aux familles », a martelé, mercredi après-midi en point de presse, le chef du NPD Jagmeet Singh.

Photo : Radio-Canada

Plus globalement, le chef néo-démocrate a souligné qu’il aurait aimé recevoir, aujourd’hui, une indication claire que les politiques de ce gouvernement bénéficieront vraiment aux gens.

Ce que je veux voir, ce sont de réels engagements tels qu’un système national d’assurance dentaire, un système universel d’assurance médicaments, un véritable engagement pour la justice envers les Autochtones, pour le logement social, a-t-il ajouté, reprenant ainsi des thèmes qu'il a défendus tout au long de la dernière campagne électorale.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a de son côté salué la décision du premier ministre de nommer un lieutenant pour le Québec en la personne de Pablo Rodiguez – qui agira aussi à titre de leader du gouvernement à la Chambre des communes.

Trente-six ministres, dont sept nouveaux, c’est davantage un remaniement ministériel à saveur électorale qu’un véritable nouveau gouvernement.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Il a toutefois pris soin d’ajouter que le tempérament coloré de M. Rodriguez, qualifié de grand prêtre du multiculturalisme canadien, risquait de faire des flammèches face à la détermination des élus de son parti.

Le chef du Bloc a aussi souligné que la nomination d’un élu de l’Ouest, Jonathan Wilkinson, à l’Environnement n’augurait rien de bon en matière de lutte contre les changements climatiques. Il lui a toutefois lancé un appel afin qu’il défende la bourse du carbone, à laquelle participent le Québec et la Californie, et qui fait l'objet d'une poursuite par le gouvernement Trump.

Si le Parti vert du Canada a salué la nomination de Jonathan Wilkinson, sa cheffe intérimaire, Jo-Ann Roberts, a souligné que l'environnementaliste de longue date Steven Guilbeault semblait être le choix naturel pour le dossier environnement.

De son côté, l’ancienne cheffe, Elizabeth May, s'est dite déçue que Kirsty Duncan, une scientifique du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat des Nations unies, ne fasse plus partie du Cabinet. Selon elle, chaque future décision du gouvernement Trudeau devra être prise sous l’angle du climat, même en matière de santé, de logement, d'immigration ou d'emploi.

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