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Le nord-ouest du Nouveau-Brunswick s’inquiète face au manque d'infirmières et de médecins

Dans la municipalité de Clair, la seule clinique a ouvert en 2018. Celle-ci peine à répondre à la demande à cause du manque de personnel.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Radio-Canada

Le nord-ouest du Nouveau-Brunswick ne comprend pas la décision du gouvernement de vouloir ajouter des cliniques dans les grandes villes de la province, alors que la région souffre d’une pénurie de personnel de santé.

La santé arrive en haut de la liste de priorités de la nouvelle session parlementaire du gouvernement du Nouveau-Brunswick.
Le gouvernement Higgs vient d'annoncer son intention d’ouvrir des cliniques avec infirmières praticiennes à Fredericton, Moncton et Saint-Jean, mais rien n’est prévu pour la région du Nord-Ouest qui se sent lésée.

Graphique du Réseau de santé Vitalité.

Il y a uniquement six infirmières praticiennes employées dans des cliniques.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Selon Jean-Pierre Ouellet, maire de la Communauté rurale de Haut-Madawaska le Nord-Ouest est l’une des régions où il y a le moins de cliniques, le moins d'infirmières et le moins de médecins. Il ne comprend pas pourquoi le gouvernement a choisi d'ajouter des services dans les grands centres et a oublié les régions rurales.

Il y a vraiment un manque de personnel. Il faut s'assurer que le Réseau de santé Vitalité offre des services à la population du Haut-Madawaska. On a un manque de ressources, tant au niveau des infirmières praticiennes que des médecins de famille, alors on se dit qu'on devrait être inclus également à l'intérieur de ces politiques-là.

Jean-Pierre Ouellet, maire de la Communauté rurale de Haut-Madawaska

Le Réseau de santé Vitalité administre quatre zones distinctes dans la province. Dans les zones situées dans le nord de la province, 37 postes de médecins de famille sont toujours vacants. Dans la région du Nord-Ouest, il y a uniquement six infirmières praticiennes employées dans des cliniques.

Le manque de cliniques entraîne l’engorgement de l'urgence des hôpitaux, qui reste souvent la seule porte d'accès aux soins de santé pour beaucoup de patients. Un service qui a toutefois ses limites.

Portrait de Jean-Pierre Ouellet.

Le gouvernement Higgs vient d'annoncer son intention d’ouvrir des cliniques à Fredericton, Moncton et Saint-Jean, mais rien n’est prévu pour la région du Nord-Ouest qui se sent lésée, selon le maire Jean-Pierre Ouellet.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Les patients, dans la réalité, ils n’ont pas de médecin de famille dans plusieurs cas. Et puis, ces patients-là, ces gens-là, ils doivent se diriger vers les urgences de la province pour pouvoir avoir un service qui n’est pas un service complet, explique Jean-Claude d’Amours, porte-parole des libéraux en matière de santé.

Dans la municipalité de Clair, la seule clinique a ouvert en 2018. Elle peine à répondre à la demande à cause du manque de personnel.

On sait que dans le nord de la province aussi, on a un manque de médecins de famille. On a plusieurs infirmières praticiennes qui ne travaillent pas dans la province du Nouveau-Brunswick et qui sont disponibles de donner ces soins-là, affirme Laura Gould, présidente du groupe des infirmières praticiennes du Nouveau-Brunswick.

Alors que la région manque de personnel de santé, le Réseau de santé Vitalité a remercié une nouvelle infirmière quelques jours avant sa date d'entrée en fonction. Les raisons de ce licenciement hâtif ne sont pas connues. Un comité de citoyens a été formé pour assurer la qualité des soins offerts par la Clinique médicale du Haut-Madawaska.

Avec les renseignements de Bernard LeBel

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Santé publique