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Déménagement possible du Droit : les Franco-Ontariens gardent espoir

La façade de l'immeuble abritant les bureaux du journal « Le Droit ».

Les bureaux du journal « Le Droit », à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le déménagement probable du journal Le Droit à Gatineau a suscité de vives réactions au sein de la communauté franco-ontarienne.

Mardi, un représentant des employés du Droit affirmait que le quotidien franco-ontarien pourrait déménager et quitter Ottawa pour des raisons financières.

La présidente de l’ACFO d’Ottawa, Soukaina Boutiyeb, rappelle que la communauté a un attachement particulier pour le journal Le Droit.

Il a été témoin de toutes nos luttes pour la communauté franco-ontarienne. C’est le seul quotidien pour la francophonie d’Ottawa, mais aussi pour toute la francophonie ontarienne, explique la femme.

La directrice générale de l'Alliance des femmes de la francophonie canadienne, Soukaine Boutyieb, en entrevue dans son bureau.

Soukaina Boutiyeb rappelle que la communauté franco-ontarienne accorde une grande importance au journal Le Droit.

Photo : Radio-Canada

Selon elle, son déménagement au Québec serait une perte pour la communauté. Mais elle garde espoir que le journal puisse rester à Ottawa.

Il y a des possibilités que Le Droit puisse rester ici, il faut avoir une ouverture. Des partenaires pourraient aider à garder une salle de nouvelles ici à Ottawa, ajoute Mme Boutiyeb.

Dans le meilleur des mondes, elle aimerait deux salles d'information : une du côté de Gatineau et l’autre du côté d’Ottawa.

Des rumeurs veulent justement que les bureaux du Droit se retrouvent scindés en deux : une partie des activités se dérouleraient à la place Cartier, à Gatineau, tandis que la rédaction déménagerait dans des locaux du collège La Cité, à Ottawa.

Le syndic recommande la reprise de Groupe Capitales Médias par un collectif

Tout comme le gouvernement du Québec, le syndic PricewaterhouseCoopers (PWC) retient le modèle de coopérative proposé par les employés de Groupe Capitales Médias pour assurer la survie des six journaux régionaux, dont Le Droit.

Dans les deux cas, les offres sur la table mettaient fin au régime de retraite actuel. Les conventions collectives et les régimes d’assurances collectives devront également être modifiés.

Le professeur de gestion et de droit Gilles Levasseur croit que Le Droit doit devenir une coopérative indépendante des autres propriétés du Groupe Capitales Médias.

Un journal comme Le Droit c'est rentable par lui-même, donc il n’y a rien qui empêche de créer une coopérative pour être propriétaire du journal Le Droit, pense l'expert de l'Université d'Ottawa.

Gilles Levasseur répond aux questions d'une journaliste sur le campus de l'Université d'Ottawa.

Gilles LeVasseur, professeur de gestion et de droit à l’Université d’Ottawa (archives)

Photo : Radio-Canada

Le professeur croit que le journal pourrait créer deux entités distinctes, soit un siège social au Québec et une filière en Ontario, ce qui serait bénéfique pour la coopérative, selon lui.

De sorte qu’on aurait deux pendants pour profiter des avantages fiscaux et de tout ce que ça comporte d’avoir un siège à Gatineau et une filière en Ontario pour couvrir les points d’intérêt locaux, ajoute-t-il.

Si le journal déménage à Gatineau, Gilles LeVasseur croit qu’il devra alors se fixer des balises afin de respecter la couverture des intérêts franco-ontariens, puisque, comme il le fait remarquer, il est souvent vrai de dire : loin des yeux, loin du cœur.

Avec les informations de Jonathan Lavoie et Gilles Taillon

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