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24 milliards de litres d'eaux usées déversés dans un ruisseau ontarien

Les employés municipaux nettoient une boue grise à la surface de l'eau.

À la suite du déversement en juillet 2018, des analyses ont montré que l’eau était « fortement contaminée » par la bactérie E. coli et il a été recommandé au public de ne pas s’approcher de ces lieux.

Photo : Ville de Hamilton

Radio-Canada

La Ville de Hamilton a déclaré qu'une valve située dans l'un de ses réservoirs de trop-pleins d'égout avait été laissée légèrement ouverte, déversant environ 24 milliards de litres d’eaux de ruissellement et d'eaux usées dans le ruisseau Chedoke en quatre ans.

Selon un communiqué de la municipalité, le déversement représente environ 4 % du volume annuel des flux vers les usines de traitement des eaux usées de la ville.

Les résidents n'ont appris l’existence de la fuite d’eaux usées non traitées dans le ruisseau qu’en juillet 2018, lorsque la Ville a annoncé la découverte de la fuite.

Une enquête a toutefois révélé que la valve, censée être entièrement fermée, avait été laissée ouverte à environ 5 % le 28 janvier 2014.

Malgré des enquêtes approfondies, la Ville n'a pas été en mesure de déterminer pourquoi la valve a été ouverte, indique le communiqué.

Un ruisseau d'eau avec des déchets.

Des équipes de la Ville de Hamilton avaient découvert qu'une valve défectueuse de l'un des réservoirs de trop-plein d'égout permettait l'écoulement d'eau contaminée dans le ruisseau Chedoke et à Cootes Paradise.

Photo : Ville de Hamilton

Une fois la fuite découverte, la Ville a déclaré qu'elle avait stoppé le déversement et commencé à nettoyer la zone.

Le personnel a signalé le déversement au ministère de l'Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs, qui a rendu des arrêts en vertu de la Loi sur la protection de l'environnement et qui poursuit son enquête.

Un porte-parole du ministère n'a pas immédiatement répondu à un courriel demandant où en était l’avancée de l'enquête et si la Ville de Hamilton doit craindre des répercussions pour le déversement.

Le conseil municipal de Hamilton prend cette affaire très au sérieux et partage aujourd'hui des informations supplémentaires issues des enquêtes de la ville, selon le communiqué publié peu de temps avant que le Hamilton Spectator publie un article basé sur des rapports confidentiels de la municipalité sur le déversement.

La municipalité a expliqué que, comme beaucoup d'autres villes plus anciennes, Hamilton possède un système de trop-pleins d’égout qui collecte à la fois les eaux de ruissellement et les eaux d'égout des maisons — qui ont toutes deux été déversées dans le ruisseau.

En réponse au déversement, la Ville a déclaré avoir pris plusieurs mesures, notamment en faisant appel à un consultant externe pour examiner les impacts environnementaux de la fuite et pour formuler des recommandations sur le nettoyage du ruisseau.

La Ville a ajouté que le travail de cet expert avait par ailleurs été examiné par un second expert, mais que ces deux consultants avaient conclu qu'une enquête plus approfondie était nécessaire.

Le personnel de la Ville a également procédé à des inspections de toutes les installations des trop-pleins d’eaux usées et à un inventaire de toutes les valves et des points de contrôle, et a revu les procédures à suivre par la Ville pour faire face aux déversements.

Le ruisseau se jette dans Cootes Paradise, un marais pour lequel diverses agences ont dépensé des millions depuis de nombreuses années pour le restaurer et le nettoyer.

La ville décrit le ruisseau Chedoke comme un cours d'eau urbain, ce qui signifie qu'il collecte déjà les eaux de ruissellement et les eaux d'égout lors de grosses tempêtes.

Les responsables de la santé publique recommandent de ne pas utiliser les voies d'eau qui y sont liées pour des activités comme le canoë ou la pêche.

Des panneaux avertissant les gens de ne pas s’approcher sont en place et y resteront indéfiniment, dit la Ville.

Depuis que cela a été porté à l'attention de la Ville, le personnel a continué de surveiller la qualité de l'eau dans les zones touchées du ruisseau Chedoke, a déclaré la Ville dans son communiqué, ajoutant que des travaux avaient montré des améliorations de la qualité et de l'odeur de l'eau dans les semaines suivant l'arrêt du déversement.

Les résultats des échantillons montrent une diminution spectaculaire des niveaux de bactérie E. coli pour les paramètres testés, et dans les semaines qui ont suivi le déversement, les résultats étaient similaires aux niveaux observés avant l'écoulement, rapporte la municipalité.

La Ville de Hamilton promet également de fournir au conseil municipal et au public des mises à jour sur l'enquête du ministère.

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Toronto

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