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Marie-Ève Dicaire dans la meilleure forme de sa carrière

Ogleidis Suarez et Marie-Ève Dicaire.

Ogleidis Suarez et Marie-Ève Dicaire

Photo : Radio-Canada

Jean-Philippe Martin

Le premier face-à-face entre Marie-Ève Dicaire et Ogleidis Suarez devant les caméras n’a pas donné lieu à des regards intimidants ou des prises de bec. Mais la championne du monde ne se fait pas d’idée, elle sait qu’elle aura un beau défi devant elle lorsqu’elle montera dans le ring samedi au Centre Vidéotron. Et elle prête à l’affronter.

Suarez (29-3-1, 13 K.-O.), qui a plus de 30 combats et 2 titres de championne du monde à son actif, avait étrangement l’air perdue dans ce rituel d’avant-combat, ne sachant pas qui ou quoi regarder.

C’est à croire que la boxeuse de 32 ans, qui n’avait jamais marché dans la neige avant de descendre de l’avion cette semaine, fait aussi ses premiers pas dans le monde de la boxe.

Les boxeuses sud-américaines n'ont pas l'habitude d’avoir autant d’attention médiatique. Elles se battent toujours en second plan, explique Dicaire (16-0-0, 0 K.-O.), mais ce sont des filles qui sont tough et qui sont là pour se battre.

Je ne me laisserai pas influencer par le face-à-face, parce que je sais qu’elle va être là, dans le ring, pour se battre.

Marie-Ève Dicaire, championne du monde IBF

Marie-Ève Dicaire 2.0

Dicaire est, selon elle, dans la meilleure forme physique et mentale de sa carrière en prévision de cette troisième défense de son titre des super-mi-moyennes de l’IBF (International Boxing Federation).

On peut toutefois penser que Dicaire, toujours radieuse et enjouée, a perdu son sourire par moment lors de son camp d’entraînement. L’athlète de 33 ans dit avoir vécu l’enfer en complétant les exercices que son entraîneur Stéphane Harnois avait préparés pour elle.

J’ai fait 24 rounds d'entraînement, en plus de la route pour me rendre sur place à Philadelphie. J’ai aussi fait des entraînements dans lesquels on repoussait mes limites et où on gardait mes fréquences cardiaques à 180, 190 battements par minute, pendant 45 minutes. J’ai dû puiser loin, et j’ai découvert des ressources que je ne pensais pas avoir.

Dicaire a fait sa marque grâce à un style plutôt défensif, axé sur la contre-attaque. Mais, lorsqu’elle grimpera dans le ring samedi, elle misera sur un style beaucoup plus agressif pour envoyer son adversaire au tapis et offrir un bon spectacle.

Suarez a le même style que Marie-Ève, ce qui aurait donné un combat plate, où les deux boxeuses attendent l’attaque de l’autre. Là, on va avoir droit à un combat plus spectaculaire, a simplement expliqué Harnois, l’entraîneur de Dicaire.

Une femme, à droite, donne un coup avec son bras gauche au visage de son adversaire dans un ring.

Marie-Ève Dicaire assène un coup à son adversaire Chris Namus, au Centre Vidéotron, en décembre 2018.

Photo : Associated Press / Jacques Boissinot

Une première dans le monde de la boxe au Québec

Jamais un gala de boxe de grande envergure, présenté en sol québécois, n’avait mis en avant-plan une femme avant la carte du 23 novembre 2019.

S’il y a 2000 ou 3000 personnes, ces personnes-là vont être là pour m’appuyer moi, mais aussi Sébastien Bouchard, Mikael Zewski et les autres.

Marie-Ève Dicaire, boxeuse professionnelle

Dicaire avoue avoir ressenti une certaine pression d’avoir à jouer le rôle de la tête d’affiche et de remplir le plus grand nombre de sièges pour son retour à Québec.

Au départ, j’ai senti une pression, parce qu’on me fait confiance, et moi, je n’aime pas décevoir les gens. Je veux livrer la marchandise. Mais avec Yvon [Michel], ç’a été clair : on est en début de carrière, et il faut bâtir.

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