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Vétusté des écoles : les objectifs seront difficiles à atteindre, avertit la VG

Le portail de l'École Baril, à Montréal.

L'École Baril, à Montréal, a été complètement reconstruite dans les dernières années.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Despatie

Bernard Barbeau

Le piètre état des écoles du Québec n’est pas en voie de s’améliorer de façon satisfaisante, malgré l’augmentation significative des sommes qui y sont consacrées, constate la vérificatrice générale (VG) Guylaine Leclerc dans un rapport déposé mercredi. Moins de la moitié des bâtiments des commissions scolaires sont dans un état convenable.

La qualité des bâtiments scolaires et la disponibilité des locaux sont actuellement insuffisantes, ce qui ne permet pas de répondre adéquatement aux besoins des élèves et du personnel dans plusieurs commissions scolaires, regrette Mme Leclerc.

Elle montre du doigt le faible taux de réalisation des projets de construction, une certaine surchauffe dans le marché de la construction, qui gonfle les coûts, la baisse du nombre de soumissions reçues par appel d’offres, qui a le même effet, et la hausse des exigences pour la construction d’écoles primaires.

La VG note qu’en janvier 2019, seulement 46 % des bâtiments scolaires étaient dans un état satisfaisant et que le déficit de maintien d’actifs des bâtiments scolaires, soit l’investissement nécessaire pour rattraper le retard pris, était de près de 4,5 milliards de dollars.

Le Plan stratégique 2017-2022 du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) prévoit que 85 % de ces immeubles seront dans un état au moins satisfaisant en 2021-2022 et qu’ils le seront tous en 2029-2030.

En plus d’être insuffisantes, les sommes consenties au fil des ans n’ont pas toutes été utilisées par les commissions scolaires. C’est notamment pour ces raisons que les cibles d’amélioration de l’état des bâtiments scolaires seront difficiles à atteindre.

Guylaine Leclerc, vérificatrice générale, dans son rapport
Plan moyen de Mme Leclerc.

La vérificatrice générale Guylaine Leclerc

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Ainsi, les projections indiquent plutôt un taux de 44 % en 2021-2022 et de 77 % en 2029-2030 pour ce qui est de la proportion des écoles dont l’état serait jugé satisfaisant.

Cette année, 74 immeubles étaient au contraire si vétustes qu’il pourrait être préférable de les démolir et d’en construire de nouveaux. Ils ne pourront donc pas accueillir des élèves en 2021-2022, compte tenu du temps nécessaire à la réalisation d’un tel projet.

La VG a par ailleurs trouvé des lacunes dans les prévisions relatives au nombre d’élèves et dans la détermination des besoins, de même que dans la planification et la réalisation de projets de construction. Résultat : des besoins d’ajout d’espace ne sont pas comblés.

Elle note aussi que le coût des projets d’ajout d’espace est en forte augmentation et que le MEES n'en sait pas assez sur les causes de cette hausse pour bien y répondre.

Le MEES ne sait pas de quelle manière le coût de construction par mètre carré, utilisé pour déterminer le montant de l’enveloppe budgétaire initiale, a été calculé initialement, et aucun document n’indique la méthode employée, signale la VG.

Elle constate aussi que le MEES n’encadre pas suffisamment les méthodes d’inspection de façon à s’assurer d’avoir un portrait juste de l’état des bâtiments scolaires en fonction des sommes octroyées au fil des ans.

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