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À Kamloops, la diminution de dons aux friperies présente un risque pour les sans-abri

Une femme manipule des vêtements dans un entrepôt.

Bonnie McBride a deux magasins d'occasion à Kamloops.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le faible nombre de dons de vêtements reçus dans les friperies de Kamloops inquiète les friperies de cette municipalité de Colombie-Britannique qui, chaque hiver, offrent des vêtements aux plus démunis.

Ainsi, bon an mal an, le magasin de vêtements de seconde main Second Chances donne 800 ensembles de vêtements chauds aux organismes de charité de la région. Ces organismes distribuent ensuite ces paquets aux personnes défavorisées, notamment les personnes itinérantes.

Cette année, la friperie souhaitait donner 1000 paquets de vêtements, mais les dons accumulés jusqu’à présent ne lui permettront d'en distribuer qu'environ 150. Bonnie McBride, la propriétaire des deux magasins Second Chances de Kamloops, estime que les dons ont baissé d’environ 30 %.

Selon elle, les dons ont chuté après que la Ville de Kamloops eut instauré un programme de recyclage des vêtements au printemps dernier.

Une affiche présente une offre de 5 $ pour un paquet de vêtements chauds, dont le profit sera remis à un organisme de la région.

En moyenne, les friperies Second Chances à Kamloops donnent 800 paquets de vêtements usagés chaque année.

Photo : Radio-Canada

Depuis, le public peut déposer de vieux textiles dans neuf corbeilles placées à plusieurs endroits à Kamloops. La Ville fait également équipe avec Diabète Canada pour organiser des collectes à domicile afin d’éviter que ces textiles ne finissent dans les dépotoirs.

Bonnie McBride comprend la commodité d’un tel programme pour les habitants, mais rappelle qu’ils jettent des vêtements qui peuvent encore être utilisés.

C’est le temps de repenser la façon de se débarrasser de vieux vêtements. Du moment que les fermetures à glissière fonctionnent, nous voulons ces vêtements.

Bonnie McBride, propriétaire des magasins Second Chances

Elle convient que ses magasins offrent des articles à vendre. Elle soutient toutefois que ce sont les vêtements plus usés qui ne peuvent être revendus qui sont le plus attrayants pour ces paquets.

« Les organismes de bienfaisance que nous desservons nous demandent de ne pas être aussi sélectifs que nous avons été dans le passé, car ils ont grandement besoin de nos ensembles, mais nous n’avons rien à y mettre pour le moment », déplore-t-elle.

Les ensembles sont vendus au coût de 5 $ dans les magasins avant d’être distribués dans les organismes locaux. Les profits des ventes sont versés à la SPCA de la Colombie-Britannique.

Selon les informations du site de la Ville de Kamloops, chaque habitant se débarrasse en moyenne de 37 kg de textiles chaque année, soit 3,4 millions de kilogrammes de vêtements qui pourraient être utilisés de nouveau.

Avec les informations de Daybreak Kamloops

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