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Rona : un quincaillier indépendant de Québec inquiet

La façade de la quincaillerie Corriveau affiliée à Rona à Québec

Même si Lowe's n'a annoncé aucune fermeture dans la région de Québec, un commerçant indépendant affilié à la bannière est inquiet.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le propriétaire d'une quincaillerie indépendante affiliée à Rona s'inquiète des compressions annoncées par l'entreprise.

Mercredi matin, le géant américain Lowe's a annoncé la fermeture 34 magasins au pays.

« On a hâte que Rona nous donne des nouvelles à savoir où on s'en va », indique Éric Paquet, propriétaire d'une quincaillerie indépendante affiliée située sur le chemin Saint-Louis à Sillery.

Éric Paquet, propriétaire de la Quincaillerie Corriveau, affiliée à Rona, lors d'une entrevue dans son commerce

Éric Paquet, propriétaire de la Quincaillerie Corriveau, affiliée à Rona

Photo : Radio-Canada

C'est toujours inquiétant. On voit des fermetures. On se demande si Rona va continuer, si le nom va rester ou ils vont nous proposer de changer de bannière?

Éric Paquet, propriétaire de la Quincaillerie Corriveau

L'homme d'affaires juge que l'appartenance à la « famille Rona » est toujours positive et que la bannière est solidement implantée dans les habitudes d'achat des Québécois.

Il déplore par ailleurs l'appel du premier François Legault qui a incité les consommateurs à acheter ailleurs.

« Je crois qu'il aurait dû mieux clarifier par la suite et il n'a pas voulu revenir sur ses commentaires. C'est très décevant. »

Il y a une réelle possibilité selon M. Paquet que les détaillants procèdent dans le futur à un rachat de l'entreprise pour ensuite rebâtir une coopérative.

Chose certaine, le terrain laissé vacant par Rona sera convoité par la concurrence.

« Si j'étais le président de Canac, demain matin, je regarderais où sont les fermetures en région et j'attaquerais le marché », ajoute Éric Paquet.

La proximité toujours pertinente

Pour son père, Jacques, qui a fait ses premières armes dans une quincaillerie à la fin des années 1950, le marché a bien changé, mais certaines habitudes demeureront.

« La petite quincaillerie de quartier, je crois qu'elle devrait demeurer. C'est un besoin, assure Jacques Paquet. Quand on est situé proche d'une grande surface, on est mieux de disparaître », explique l'ex-retraité qui a repris du service depuis six mois en raison de la pénurie de main-d'oeuvre.

Avec les informations de Nahila Bendali

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