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Maxime Labrecque porte en appel sa condamnation pour le meurtre de son ex-conjointe

Photo d'archives de Maxime Labrecque et d'Isabelle Lavoie.

Photo d'archives de Maxime Labrecque et d'Isabelle Lavoie.

Photo : Radio-Canada

Geneviève Garon

Maxime Labrecque, reconnu coupable du meurtre au premier degré de son ex-conjointe Isabelle Lavoie à Saint-Hyacinthe, porte en appel sa condamnation et réclame la tenue d'un nouveau procès.

En août 2016, après 15 ans d'union, Maxime Labrecque a poignardé la femme de 31 ans à de multiples reprises dans son appartement parce qu'il n'acceptait pas la rupture.

Le corps sans vie d'Isabelle Lavoie a été retrouvé recroquevillé en position foetale dans un coin de sa chambre.

L'avocate de l'homme de 37 ans allègue que le juge du procès a commis des erreurs de droit, peut-on lire dans l'avis d'appel obtenu par Radio-Canada.

Directives aux jurés

Par exemple, Michel Pennou aurait erré en droit dans ses directives aux jurés en leur permettant d'utiliser des déclarations que la victime avait faites avant sa mort pour démontrer que Maxime Labrecque l'avait harcelée.

Selon la preuve de la poursuite détaillée lors du procès cet automne, Maxime Labrecque a terrorisé son ex-conjointe pendant des semaines, rôdant autour de chez elle la nuit et cognant dans ses fenêtres.

Isabelle Lavoie craignait tellement pour sa sécurité qu'elle a fait changer ses serrures et installé des rideaux opaques, en plus d'alerter ses voisins.

Malgré tout, en pleine nuit, le 13 septembre 2016, Maxime Labrecque a fracassé la vitre de sa porte d'entrée avec un marteau et l'a tuée. Il a par la suite tenté de mettre fin à ses jours.

En témoignant pour sa défense, l'accusé a affirmé souffrir d'amnésie. Il reconnaissait avoir causé la mort d'Isabelle Lavoie alors qu'il était déprimé par leur rupture, mais soutenait n'avoir jamais eu l'intention de la tuer. Il plaidait l'homicide involontaire.

Le débat sur la peine pourrait créer un précédent

Par ailleurs, Maxime Labrecque est aussi engagé dans une autre bataille qui s'annonce complexe et qui pourrait créer une jurisprudence majeure : il conteste la peine qui lui est automatiquement imposée, soit l'emprisonnement à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Cette peine est obligatoire en vertu de l'article 745 a) du Code criminel après une condamnation pour meurtre qualifié de premier degré, que ce soit en raison de la préméditation ou d'autres circonstances concomitantes au crime comme le harcèlement, par exemple.

Dans le cas de Maxime Labrecque, la poursuite avait plaidé les deux à la fois. Or, selon ses avocats, la peine ne devrait pas être la même pour ces deux types de meurtres au premier degré.

Il est pourtant indéniable que même si un geste de domination illégale précédent un meurtre peut rendre celui-ci objectivement plus grave que l'un catégorisé de deuxième degré, il demeurera malgré tout souvent d'une turpitude morale inférieure à celle d'un meurtre prémédité, peut-on lire dans la requête en inopérabilité rédigée par les avocats de l'assassin.

S'il avait été condamné pour un meurtre au deuxième degré, Maxime Labrecque aurait écopé d'une période d'inadmissibilité à la libération conditionnelle variant entre 10 et 25 ans. Ses avocats estiment que la différence avec sa peine actuelle est cruelle et inusitée.

Son dossier sera de retour devant la Cour supérieure jeudi.

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