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Des textos pour apprendre aux jeunes à décoder la violence conjugale

Capture d'écran montrant un échange de textos.

La plateforme cestpasviolent.com vise à sensibiliser les jeunes à la violence conjugale.

Photo : cestpasviolent.com

Radio-Canada

Utiliser des conversations par texto pour enseigner aux jeunes à identifier la violence conjugale, même subtile, c'est l'objectif de la plateforme numérique cestpasviolent.com, lancée cette semaine par SOS violence conjugale.

La violence conjugale peut toucher toutes les tranches d’âge, y compris les 15-25 ans. L'organisme québécois souligne que ces jeunes ignorent souvent que, loin de se résumer à des coups portés sur le ou la partenaire, la violence conjugale peut également être verbale et psychologique.

Manipulation, chantage, menaces, dévalorisation, coercition, humiliation, comportements contrôlants ou encore manque de respect et mépris pour le consentement de l’autre : la liste des manifestations de la violence conjugale est longue.

Cinq scénarios décortiqués

Pour sensibiliser les jeunes et les aider à repérer tous les signes de violence au sein de leurs relations amoureuses, SOS violence conjugale a créé cette plateforme, qui simule cinq dialogues par texto.

Selon un sondage web réalisé cet été par l'organisme, 80 % des 309 victimes interrogées ont rapporté que leur partenaire les avait déjà harcelées par l’intermédiaire d’une application mobile. Le ou la partenaire de 70 % d'entre elles exigeait de recevoir immédiatement une réponse à leur texto. 

Espionner un téléphone, c'est de la violence

Chaque échange porte sur un thème – pression pour avoir une relation sexuelle, possessivité, espionnage de l’autre, partage non consenti de photos intimes et contrôle – et invite les utilisateurs et utilisatrices à poursuivre la conversation en choisissant, chaque fois, une des trois réponses proposées. 

Capture d'écran montrant un échange de textos

Certaines personnes exercent un contrôle sur leur partenaire en le ou la géolocalisant.

Photo : cestpasviolent.com

Parmi les exemples de violence conjugale mis en avant, on retrouve la géolocalisation d’une personne à son insu par son ou sa partenaire.

Près des deux tiers des adolescents et adolescentes auront déjà subi au moins une forme de cyberviolence conjugale avant d'atteindre l'âge de 18 ans.

cestpasviolent.com

Une fois la conversation terminée, le site Internet la décrypte pour mettre en évidence les formes de violence exprimées et propose des ressources pour aider les personnes qui se sont reconnues dans les scénarios présentés.

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