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Programme restreint de compensation pour victimes d’agression sexuelle

Une femme dont le visage est caché par ses mains en premier plan, paume droite sur poing gauche.

Selon le site du gouvernement, le Programme d'intervention rapide+ auprès des victimes fournit de l’aide financière à court terme et le soutien offert répond aux besoins de base et essentiels qu’aucun autre programme ne couvre.

Photo : iStock

Radio-Canada

Deux dirigeantes de centre d’aide pour victimes d’agression sexuelle invitent ces femmes à réclamer une compensation même si la province vient de modifier les services auxquels certaines d’entre elles ont droit.

Les victimes d’agression sexuelles remontant à plus de six mois pouvaient auparavant faire une demande d’aide afin de porter leur cause devant la Commission d’indemnisation des victimes d’actes criminels.

L’organisme procure des services comme du counselling et de la psychothérapie.

Il n’est plus possible pour toutes les femmes de faire appel à la Commission, a confirmé Gaetanne Pharand, la directrice générale du Centre Victoria pour femmes dans le Grand Sudbury.

Une femme rousse avec des lunettes bleues qui sourit.

Mme Pharand encourage toute femme ayant été victime d’agression sexuelle dans le passé, de dénoncer cet acte criminel.

Photo : Centre Victoria pour femmes

Le nouveau programme d’intervention rapide+ auprès de victimes (PIRV+) s’occupe des cas de moins de six mois, dit-elle.

Selon Mme Pharand plusieurs cas d’agression sexuelle remontent à plus loin et finissent par avoir un impact sur leur qualité de vie.

Selon l’information retrouvée sur Internet au ministère du Procureur Général, les conditions suivantes doivent être réunies pour avoir droit au programme :

  • Un acte criminel violent a eu lieu en Ontario
  • Il existe un lien direct entre l’acte criminel et la dépense demandée
  • Selon le cas, l’acte criminel doit avoit été signalé ou divulgué à un corps de police, à un organisme de protection de l’enfance, à une maison d’hébergement pour victimes de violence familiale, à une centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, à un hôpital, à un organismes communautaire ou ;a un organisme autochtone qui fournit des services aux victimes
  • D’autres critères d’admissibilité s’appliquent également

La directrice générale du centre Amelia Rising de North Bay, Brigitte Lebel, renchérit en expliquant que l’aide financière est désormais plafonnée à mille dollars.

Les coûts et le nombre de séances de counselling varient selon chaque spécialiste, dit-elle. Et quand on fait affaire avec une victime d’agression sexuelle survenue il y a longtemps, cette personne a souvent besoin de beaucoup plus qu’une dizaine de séances de consultations.

Gaetane Pharand exhorte les victimes d’agression sexuelle à cesser d’attendre avant de dénoncer leur agresseur.

Portez plainte aux policiers, venez au Centre Victoria et nous vous accompagnerons dans vos démarches pour obtenir les services appropriés à votre situation, conclut Mme Pharand.

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