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Service de police : la Communauté rurale de Saint-André s’impatiente

Une voiture de la Force policière de Grand-Sault

La Communauté rurale de Saint-André demande depuis plus de deux ans l'approbation du provincial pour être desservie par la Force policière de Grand-Sault (ci-dessus) plutôt que par la Gendarmerie royale du Canada.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Radio-Canada

La Communauté rurale de Saint-André au Nouveau-Brunswick veut être desservie par la Force policière de Grand-Sault plutôt que par la Gendarmerie royale du Canada, mais la réponse des autorités provinciales se fait attendre depuis plus de deux ans.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) veille sur la Communauté rurale de Saint-André, mais des résidents estiment que la présence de ses agents y est plutôt discrète.

On n’en voit pas. C'est rare, c'est rare, c'est rare. Il y a des accidents, tu les appelles et on n’en voit pas. Ça fait des années qu'on en parle, qu'on veut s'en départir, affirme le maire de la Communauté rurale de Saint-André, Marcel Levesque.

Marcel Levesque en entrevue dans la salle du conseil municipal

Le maire de la Communauté rurale de Grand-Sault, Marcel Levesque, est insatisfait des services de la Gendarmerie royale du Canada.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

La communauté rurale a conclu une entente de principe avec la ville voisine de Grand-Sault en 2017. Selon leur entente, la Force policière municipale de Grand-Sault s'occuperait de la sécurité de la communauté rurale plutôt que la GRC.

Des délais bureaucratiques et le changement de gouvernement provincial à l'automne 2018 font en sorte que, deux ans plus tard, la province n’a toujours pas approuvé ce changement de service policier.

En 2018, je laissais tout le monde courir là. Puis là, on les a rencontrés en février. Ils nous on dit six mois. Là, on est rendu à huit ou neuf mois de ça. En tout, on est rendu à deux ans et deux mois. Aucune réponse. On envoie des courriels. On n’entend parler de rien, déplore le maire Levesque.

Le ministère de la Sécurité publique dit qu'il mène un examen des services de police à l'échelle locale et provinciale. Il continue de travailler pour que l'examen soit achevé d'ici la fin de l'année.

La Communauté rurale de Saint-André estime qu’elle économiserait environ 75 000 $ par année si elle était desservie par la Force policière de Grand-Sault plutôt que par la GRC.

Une voiture circule sur une route enneigée dans le village.

Les agents de la Gendarmerie royale du Canada se font rares dans la Communauté rurale de Saint-André, selon le maire Marcel Levesque.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Le maire est frustré et demande une réunion avec le premier ministre Blaine Higgs dans les plus brefs délais.

Ça fait qu'on va aller au boss. C'est lui le boss qui parle sur la TV qui sauve des cents. Bien, moi aussi je suis le boss ici qui veut sauver des cents. Ça fait que je veux parler à M. Higgs, lance Marcel Levesque.

Le maire réclame les services de la Force policière de Grand-Sault dans sa municipalité d'ici janvier.

D’après un reportage de Bernard LeBel

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