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Affaire Daniel Bard : des gens d’affaires reprochent à 3+ de ne pas avoir agi plus tôt

L' homme d'affaires se trouve dans une foule de gens qui assistent à un événement.

Daniel Bard a travaillé au sein de 3+ pendant une année et demie, jusqu'en janvier 2018.

Photo : Daniel St Louis/3+/Facebook

Radio-Canada

La Corporation de développement économique 3+ à Moncton reconnaît qu'elle était au courant des activités reprochées à l’homme d'affaires Daniel Bard, qui a travaillé pour elle. Des gens d’affaires disent qu’il leur a soutiré des centaines de milliers de dollars en leur promettant de trouver du financement pour eux. Certains reprochent à 3+ de ne pas avoir agi plus tôt.

Daniel Bard était directeur à l'attraction d'investissements lorsque le couple Saly Davis et Clinton Davis s’est rendu à 3+. Leur souhait était d’investir dans un restaurant.

C'est pour ça qu’une entreprise comme 3+ existe, pour aider les jeunes entrepreneurs ou les entreprises de Moncton, Riverview et Dieppe à se développer. C'est pour ça qu'ils sont là, affirme Saly Davis, copropriétaire de l’entreprise Le Salon à Dieppe.

Le portrait d'une femme dans un salon de coiffure

Saly Davis affirme avoir perdu plusieurs milliers de dollars aux mains de Daniel Bard et de son entreprise VM Venture.

Photo : Radio-Canada / Paul Landry

Au cours des dernières années, Daniel Bard aurait convaincu des entrepreneurs de lui verser des montants parfois très importants, de 30 000 $ à 650 000  $, en leur promettant de trouver des millions en investissements et en prêts.

Il a été poursuivi au civil à plusieurs occasions au cours des 10 dernières années, et pendant qu’il occupait un poste de direction à la Corporation de développement économique 3+.

Mais moi, j'ai perdu 90 % de ce que j'ai en faisant confiance à un organisme responsable de m'aider. Les mots ne peuvent pas décrire comment je suis déçue.

Saly Davis, copropriétaire de l’entreprise Le Salon à Dieppe

L'avocat Christian Michaud, du cabinet Cox & Palmer, représente plusieurs clients de 3+ qui réclament de l'argent à Daniel Bard. Il estime aussi que l’organisme a manqué à son devoir.

Tout de suite, j'ai constaté qu'il y avait un jugement contre le monsieur à titre personnel, une ordonnance de comparution à laquelle il a fait défaut et une ordonnance d'outrage au tribunal qui m'a tout de suite fait croire que cet individu n'était pas du tout une personne louable en qui on pouvait avoir de la confiance. Donc, je ne comprends pas pourquoi des entreprises comme 3+ ou autres ne seraient pas en mesure de faire des genres de vérifications qui sont à la portée de main de tout individu, affirme Christian Michaud.

Un homme barbu assis dans un bureau parle à une caméra.

L'avocat Christian Michaud

Photo : Radio-Canada / Paul Landry

Frédéric Gionet était un collègue de Daniel Bard à 3+. Pas au courant d’aucune plainte chez 3+. Alors, nous autres, ça nous surprend un peu, dit-il.

Les trois municipalités du Grand Moncton disent ne pas vouloir se mêler des affaires internes de 3+ et de l'enquête que mène cette dernière. Mais les maires siègent quand même au conseil de leadership en économie et les trois municipalités financent l'organisme.

Financement municipal proposé à 3+ pour 2020 :

  • Moncton : 403 355 $;
  • Dieppe : 149 101 $;
  • Riverview : 78 074 $;
  • Total : 630 530 $.

On suit la discussion de près. Il y a eu déjà une rencontre avec les gens de 3+ et on attend les résultats de l'enquête interne qui sera faite, indique le maire de Dieppe, Yvon Lapierre.

Le logo de l'organisme accompagné des mots : attirer, croître et prospérer.

3+ est la société de développement économique des villes de Dieppe, Moncton et Riverview.

Photo : Radio-Canada / Guy R. LeBlanc

La présidente-directrice générale de 3+, Susy Campos, dit avoir été ébranlée en apprenant que la cour a ordonné à Daniel Bard, en mars 2019, de rembourser 130 000  $ à l’entreprise HIL Group.

Susy Campos explique qu'elle n'a rien trouvé dans les dossiers de l'organisme. Elle ajoute que très peu d'employés qui étaient là à l'époque travaillent encore pour 3+.

D'après un reportage de Sophie Désautels

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