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Les conflits commerciaux et l’endettement, deux nuages qui planent sur l’économie mondiale

Une femme répond aux questions de Gérald Fillion sur le plateau de l'émission RDI économie.

Carolyn Wilkins est première sous-gouverneure de la Banque du Canada.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis ainsi que l'endettement mondial élevé sont les deux principaux éléments qui pourraient provoquer une récession, estime Carolyn Wilkins, première sous-gouverneure de la Banque du Canada.

Mme Wilkins, qui prononçait un discours devant le Cercle de la finance internationale de Montréal mardi, était l'invitée de RDI économie.

La vice-gouverneure de la Banque du Canada a noté que l'incertitude qui entoure le commerce extérieur avec la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine cause beaucoup de problèmes aux entreprises. Elles se doivent d'avoir une stratégie pour naviguer dans un tel contexte, a-t-elle ajouté.

Le deuxième élément qui retient l'attention de la gestionnaire est l'endettement. On vit dans un monde où il y a beaucoup de dettes. Il y a plus de dette par rapport au PIB mondial qu'il y en avait pendant la récession de 2008, a-t-elle expliqué.

Mme Wilkins a précisé que la dette mondiale actuelle représente trois fois le PIB mondial. Mais doit-on s'inquiéter pour autant de la situation?

La vice-gouverneure de la Banque du Canada a répondu que cela dépend de la qualité de la dette. Certaines dettes contribuent à faire accroître l’économie mondiale, ce qui est une bonne chose, a-t-elle indiqué.

Par contre, on doit s'inquiéter de la détérioration de la dette des sociétés non financières autant dans les pays avancés que les pays émergents.

Malgré ces témoins affichés sur le tableau de bord de l'économie mondiale, Mme Wilkins a estimé qu’une récession est peu probable, mais comme tout gestionnaire de risque, c’est notre job de se préparer juste au cas où.

S’il y a une augmentation de l’incertitude ou un autre choc qui pourrait déclencher un ralentissement plus prononcé, cela pourrait causer des problèmes, a-t-elle affirmé en entrevue à RDI économie.

Mme Wilkins croit cependant que le système financier [canadien] est prêt à un tel événement.

Celle qui est sous-gouverneure de la Banque du Canada depuis mai 2014 a souligné, par ailleurs, qu’en cas de ralentissement grave de l’économie mondiale, le Canada serait touché très durement.

Quand il y a un ralentissement au niveau mondial, la demande pour nos exportations diminue et les prix des matières premières qu’on vend aux autres diminuent aussi.

Carolyn Wilkins, sous-gouverneure de la Banque du Canada

Elle a indiqué que le niveau de dette assez élevé des ménages au Canada produira des effets plus prononcés en cas de crise économique.

Mme Wilkins se veut rassurante toutefois parce que les études de stress montrent que le système financier canadien est bien préparé pour subir un tel choc et on a les outils aussi pour y faire face.

Si l’économie venait à ralentir sérieusement, quels seraient les risques pour les ménages?

Pour les gens qui perdent leur emploi, cela pourrait donner un choc en ce qui concerne les revenus, a répondu Mme Wilkins.

Les nouvelles règles des prêts hypothécaires ont fait en sorte que la qualité des nouveaux emprunts hypothécaires est plus élevée qu’auparavant, selon elle. La catégorie des ménages très endettés, dont la dette atteint 450 % de leurs revenus, est beaucoup moins importante, a-t-elle noté.

Questionnée à propos de l'état du marché immobilier, la gestionnaire a expliqué qu’en raison de la bonne santé économique et d'un taux de chômage bas, Montréal est une ville attrayante avec une demande très forte, mais une offre limitée.

Cette situation pourrait conduire à une augmentation des prix immobiliers. Mais jusqu’à présent, les augmentations n’ont pas atteint celles enregistrées à Toronto ou à Vancouver, a-t-elle souligné.

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Économie