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Un Britanno-Colombien condamné à vie pour le meurtre d'une autostoppeuse belge

Un montage de deux photos : un plan moyen de Sean McKenzie adossé à une clôture et un plan serré du visage souriant d'Amelie Sakkalis.

Sean McKenzie (à gauche) a été condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre au deuxième degré de la touriste belge Amelie Sakkalis, à droite, en 2018.

Photo : IHIT

Radio-Canada

Sean McKenzie, le Britanno-Colombien qui a poignardé à mort la touriste belge Amélie Sakkalis en août 2018 est condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 23 ans.

À la fin du mois d'août 2018, le corps de l’autostoppeuse de 28 ans a été découvert près Boston Bar. Elle travaillait comme cueilleuse de fruits à Penticton et était en route vers Vancouver quand Sean McKenzie s'est arrêté avec son fourgon pour la faire embarquer à Hedley.

En septembre dernier, Sean McKenzie, 27 ans, a plaidé coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré. Au moment du meurtre, il n'avait aucun casier judiciaire et travaillait comme cuisinier.

Violence extrême

Au moment de l'audience pour détermination de la peine, la Courrone a donné des détails des événements qui ont mené au meurtre affirmant que l'attaque avait été d'une violence extrême. Sean McKenzie a frappé Amélie Sakkalis à la tête avec le manche d'un couteau de chasse, puis il l'a attachée et l'a violée.

Avec la jeune femme ligotée dans l'arrière de son fourgon, il s'est rendu dans un secteur boisé près de Boston Bar où il a poignardé Amélie Sakkalis plus de 40 fois.

Au moment de rendre son jugement, la juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique à New Westminster, Martha Devlin, a pris le temps de décrire comment Amélie Sakkalis avait tenté de se défendre. Elle a riposté après avoir été frappée à la tête et a réussi à mordre le doigt de Sean McKenzie, elle s'est également échappée du fourgon, mais elle a été rattrapée par son agresseur.

En plus de sa peine de prison, son nom sera inscrit au registre national des délinquants sexuels et il pourrait lui être interdit de posséder des armes à feu pour le reste de sa vie.

Sean McKenzie est toujours incapable d'expliquer ses actes, selon son avocat, qui note que sans cela, il lui sera difficile d'obtenir la libération conditionnelle le temps venu. Il a ajouté que son client est incapable d'exprimer le profond remord qu'il ressent, mais qu'il accepte la responsabilité de ses actes et d'en payer le prix.

Il a pris à sa famille une personne très précieuse, il le reconnaît et sait qu'il ne peut rien y changer.

Troy Anderson, avocat de Sean McKenzie

Lorsque le juge lui a offert la possibilité de prendre la parole avant de lever l'audience pour considérer la peine qu'il imposerait au coupable, M. McKenzie s’est dit incapable de le faire : « Ce n'est pas parce que je ne veux pas, a-t-il dit, je crois que mon avocat l'a expliqué. Il m'est même difficile de prononcer ces quelques mots. De dire ces choses. Mais je vous suis reconnaissant pour l'occasion de le faire. »

Six membres de la famille d'Amélie Sakkalis sont venus de Belgique pour assister aux audiences dans cette affaire. Sa mère a expliqué comment sa fille rêvait de découvrir le Canada.

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