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Collectes des déchets à Gatineau : Maxime Pedneaud-Jobin trouve la situation inacceptable

Un bac brun de compostage de la Ville de Gatineau dans la neige.

La collecte qui devait avoir lieu les 14 et 15 novembre dans certains secteurs de la Ville de Gatineau a été annulée en raison d'une pénurie de personnel à la compagnie Derichebourg.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Jean-François Poudrier

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin qualifie d'inacceptable l'annulation de la collecte des matières compostables la semaine dernière par la compagnie Derichebourg.

On ne peut pas accepter qu’il y ait des coupures de services de base comme ça au niveau du ramassage des déchets et du compostage, a affirmé le maire Maxime Pedneaud-Jobin à l’ouverture de la rencontre préparatoire au conseil municipal mardi en début d’après-midi.

La collecte qui devait avoir lieu les  14 et 15 novembre dans certains secteurs de la ville a été annulée en raison d'une pénurie de personnel.

C’est une annulation qui n’est pas acceptable. On va prendre tous les moyens à notre disposition pour faire respecter le contrat.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

La Ville de Gatineau a imposé des amendes de plus de 15 000 $ dollars à la compagnie Derichebourg depuis le début de l'été en raison de retards dans ses collectes.

Le maire reconnaît que la situation pourrait se répéter, en raison de la pénurie d’employés à laquelle fait face la compagnie Derichebourg.

Maxime Pedneaud-Jobin lors d'un point de presse

Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin.

Photo : Radio-Canada

On fait tout ce qu’on peut pour empêcher ça, on va utiliser tous les moyens qui sont à notre disposition pour que le contrat soit respecté, mais je ne veux pas conter de mensonges aux gens, cette situation-là va rester difficile, affirme M. Pedneaud-Jobin.

Le maire entend maintenant examiner différentes pistes de solutions avec Derichebourg afin d’atténuer les impacts de la pénurie de main-d’oeuvre, et n’écarte pas la possibilité de réduire les services.

Dans les pistes dont on va parler plus tard, il y a aussi l’organisation du travail et le moment des collectes, si il y a un moyen d’étaler dans le temps certaines opérations pour qu’avec moins de monde on soit capable de faire le même service, propose le maire.

Maxime Pedneaud-Jobin fera un bilan de la situation, à huis clos, au comité exécutif la semaine prochaine. Une rencontre publique est prévue pour le 4 décembre.

Une question de salaires

On réalise aujourd’hui qu’ils ont remporté l’appel d’offres sur le dos des salariés, affirme Olivier Carrière, représentant national d'Unifor.

Les 80 syndiqués embauchés par Derichebourg à Gatineau sont payés 13,28 $ de l’heure, ce qui représente environ 3 $ de moins que ce que payait Waste Management, selon Unifor, alors que la compagnie était toujours responsable de la collecte des déchets à Gatineau en 2016.

Dans la grande région de Montréal, les salaires des éboueurs ont été déterminés par décret par le gouvernement du Québec. Les salaires vont en ce moment de 21,33 $ à 23,29 $ de l’heure.

Le travail d’éboueur, c’est un travail difficile à faire, l’élément de motivation d’aller faire ce travail-là pour si peu, alors ça n’attire pas beaucoup de gens, affirme M. Carrière.

Présentement, trouver des salaires au-dessus de 13,28 $ de l’heure, dans différents secteurs d’activité, c’est quelque chose qui est assez facile, alors aller ramasser du compost à -10°C dans une tempête de neige à 13 $ de l’heure, c’est pas quelque chose que l’on considère encourageant.

Olivier Carrière, représentant national d'Unifor

Derichebourg fait notamment appel à des agences de placement, qui fournissent, selon Unifor, une dizaine d’employés chaque jour pour aider à la collecte des déchets.

Un homme en entrevue.

Le représentant national d'Unifor, Olivier Carrière, affirme que la compagnie Derichebourg a remporté l’appel d’offres de la Ville de Gatineau sur le dos des salariés.

Photo : Radio-Canada

Maxime Pedneaud-Jobin ne croit pas que c’est à la Ville d’imposer un salaire précis à la compagnie.

Nous quand on fait un contrat, on dit qu’on a tel montant pour offrir un service et les gens répondent à la soumission font leurs propres calculs, dit-il. Ce n’est pas à nous de gérer ça. Si on en était à déterminer les conditions de travail, le salaire, etc., on pourrait le ferait nous-mêmes.

Les 80 syndiqués d’Unifor à Gatineau et Derichebourg se trouvent en ce moment devant un arbitre pour la mise en place d’une première convention collective.

Le processus de médiation s’est terminé en septembre sans donner de résultats. Les premières rencontres de médiation ont eu lieu en octobre et d’autres rencontres sont prévues en janvier et en février prochain. L’arbitre devrait rendre sa décision d’ici le printemps 2020.

L’entente entre la Ville de Gatineau et Derichebourg prend fin en mai 2021. La Ville devrait décider d’ici la fin décembre si elle entend prolonger le contrat.

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