•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Hôpital de Campbellton : l’ambiance chaotique des soins palliatifs montrée du doigt

Son fils, Éric Gallant, et sa veuve, Paulette Arsenault, dénoncent l’environnement bruyant, encombré et stressant dans lequel Roméo Gallant a dû passer ses derniers jours.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

Une famille dénonce la mauvaise organisation des soins palliatifs de l'hôpital de Campbellton au Nouveau-Brunswick, après qu'un proche a passé ses derniers jours dans des conditions qualifiées d'inhumaines.

Depuis que les patients en fin de vie du service des soins palliatifs de l’hôpital de Campbellton ont été déplacés vers un nouveau secteur de l’hôpital, ils côtoient d’autres patients. Ce nouvel aménagement ne permet pas aux familles de se recueillir.

Roméo Gallant, 87 ans, atteint d’un cancer des poumons, a passé les douze derniers jours de sa vie aux soins palliatifs de l’hôpital régional de Campbellton.

Son fils, Éric Gallant, et sa veuve, Paulette Arsenault, dénoncent l’environnement bruyant et stressant dans lequel Roméo Gallant a dû passer ses derniers jours.

Portrait d'Éric Gallant dans une cuisine.

La famille dénonce des conditions de soins qu’elle qualifie d’inhumaines, pour les patients, mais aussi pour leurs proches, qui vivent des moments douloureux.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Il n’y a pas de place de répit pour la famille. Ils nous envoient dans un solarium à l’autre bout. Des gens se promènent en marchette à toutes sortes d’heures, puis ils font du bruit. Il y a quelqu’un d’autre qui essaie d’écouter la télévision. Il y a une cuisinette où quelqu’un essaie de se faire à manger ou de se faire du café, pendant que toi, tu essaies de dormir à côté, se souvient Éric Gallant.

Malgré son deuil, la famille a tenu à dénoncer des conditions de soins qu’elle qualifie d’inhumaines, pour les patients, mais aussi pour leurs proches, qui vivent des moments douloureux.

L’épouse du défunt a fait part de son expérience très négative au gestionnaire de l’hôpital.

Elle a décidé d’en parler publiquement pour que cela ne se reproduise plus.

Des chiffres dans un bureau et puis vivre la réalité, c’est deux choses. Je leur ai dit : je ne vous souhaite pas de le vivre, mais soyez conscient de ce que vivent les familles dans ces moments-là.

Paulette Arsenault, épouse du défunt.

Cette ambiance chaotique est récente, selon l’établissement. Elle serait due à un réaménagement en cours de l’hôpital. Depuis quelques mois, les lits des patients en fin de vie ont été déménagés dans un autre secteur de l’hôpital de Campbellton.

Il y a des soins gériatriques, il y a des soins palliatifs, il y a des patients atteints de la maladie Alzheimer. Tout cela, dans le même corridor, dans le même coin, déplore Éric Gallant.

La famille Gallant est consciente que cet environnement infernal n’est pas la faute du personnel infirmier, qui est débordé.

Je les voyais venir faire un petit peu de jasette avec ma mère ou avec nous, pour nous consoler, mais il fallait qu’ils partent vite parce qu’il y avait une madame à qui il fallait changer la couche quelques chambres plus loin, et puis une injection à un et puis à l’autre. C’est étourdissant, indique Éric Gallant.

Portrait de Paulette Arsenault dans une cuisine.

L’épouse du défunt a fait part de son expérience négative au gestionnaire de l’hôpital. Elle a décidé d’en parler publiquement pour que cela ne se reproduise plus.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Sa mère Paulette Gallant ajoute : moi les infirmières, je leur lève mon chapeau. Le travail qu’elles ont fait pour mon mari, c’est excellent.

Suite à cette plainte, le Réseau de santé Vitalité explique que ce réaménagement des services de l’hôpital est encore dans une période d’essai.

D'après un reportage de Serge Bouchard

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Santé publique