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Un déménagement du Droit devient « inévitable », selon un représentant des employés

La façade de l'immeuble abritant les bureaux du journal « Le Droit ».

Les bureaux du journal « Le Droit », à Ottawa (archvies)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que le gouvernement du Québec a choisi le projet de coopérative formée par les employés des quotidiens du Groupe Capitales Médias (GCM) pour relancer l’entreprise, un représentant des employés du Droit souligne que le quotidien franco-ontarien pourrait déménager et quitter Ottawa pour des raisons financières.

Pour le représentant du Droit au sein du comité provisoire des coopératives, Patrick Duquette, la question du déménagement va se poser assez rapidement, du fait que nos locaux au centre-ville du marché By sont rendus trop grands et trop coûteux pour nos besoins.

Qui plus est, puisque l’aide du gouvernement du Québec exige une raison sociale dans la Belle Province, la possibilité que le quotidien franco-ontarien fondé en 1913 s’installe au Québec se concrétise de plus en plus.

Dans un contexte où nous, on lutte pour notre survie financière, on a besoin de toute l’aide financière. Un déménagement, ça nous apparaît inévitable, mais on ne reniera pas pour autant nos racines franco-ontariennes.

Patrick Duquette, représentant du Droit au sein du comité provisoire des coopératives

Des rumeurs veulent que les bureaux du Droit se retrouvent scindés en deux : une partie des activités se dérouleraient à la place Cartier, à Gatineau, tandis que la rédaction déménagerait dans des locaux du collège La Cité, à Ottawa.

Sans commenter davantage l’emplacement exact en cas de déménagement, M. Duquette a souligné que l’idée, c’est d’avoir un pied-à-terre des deux côtés de la rivière des Outaouais.

Les enjeux franco-ontariens seront encore couverts

M. Duquette, un chroniqueur au sein de l'équipe du Droit, s’est par ailleurs réjoui d'apprendre que Québec a choisi le modèle coopératif pour la relance des publications de GCM, mardi.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) s’est toutefois dite inquiète d’un éventuel déménagement du journal plus que centenaire. Dans une lettre envoyée au syndic de faillite, elle a souligné qu’elle redoute de perdre le seul quotidien d’expression française en Ontario.

Le Droit est devenu au fil des décennies une institution franco-ontarienne faisant partie intégrante de notre communauté et un outil de combat important dans toutes nos luttes, peut-on lire dans la lettre (Nouvelle fenêtre), datée du 14 novembre.

L’AFO a aussi exigé dans sa missive que le Droit maintienne une salle de presse en Ontario. L'Association des communautés francophones (ACFO) d'Ottawa et l'Association canadienne-française de l’Ontario de Prescott-Russell ont cosigné la lettre.

D’après M. Duquette, le modèle coopératif assure que la majorité des emplois resteront intacts et que par conséquent, on va pouvoir continuer d’assurer une couverture de la Ville d’Ottawa, de l’est ontarien, des affaires ontariennes, comme on le fait depuis des années, même si le journal pourrait élire domicile à Gatineau.

Avec les informations de Gilles Taillon

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Ottawa-Gatineau

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