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Le bois de la scierie de Saint-Thomas-Didyme pourra aller à Girardville

La scierie de PFR à Saint-Thomas-Didyme.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Radio-Canada

Produits forestiers Résolu (PFR) pourra acheminer une partie du bois destiné à son usine de Saint-Thomas-Didyme vers ses installations de Girardville.

Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs du Québec a donné son aval au transfert de la ressource, une décision qui est très mal accueillie par les employés de la scierie de Saint-Thomas. L’usine est fermée pour une période indéterminée en raison des conditions du marché.

Les deux tiers du bois de l'usine seront donc envoyés à Girardville, où l’entreprise se dit en mesure de fabriquer des produits qui sont plus en demande. La décision de Québec choque le président du syndicat, Jean Goudreault.

C'est comme une trahison. Ils ne tiennent même pas compte de ce qu'on avait à dire là-dessus. Eux autres, c'est ponctuel. Ils disent que ce n'est que pour cette année, mais on se pose bien des questions.

Jean Goudreault, président du Syndicat des travailleurs de la scierie de Saint-Thomas-Didyme

Porte-parole de PFR, Karl Blackburn, souligne qu'un refus de Québec aurait entraîné la perte du bois, ce qui aurait menacé les emplois en forêt et en usine. Selon Karl Blackburn, cette mesure est exceptionnelle.

On parle de 10 semaines. Par la suite, les marchés vont guider nos actions. On va redémarrer ou réévaluer la situation à ce moment-là, met-il en perspective.

Le ministre Pierre Dufour a confirmé que Québec a donné son aval au transfert pour protéger les emplois à Saint-Thomas-Didyme.

Les inquiétudes des travailleurs de la scierie ont gagné l'ensemble des centrales syndicales de la région. La Confédération des syndicats nationaux (CSN,) la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) craignent que la décision crée un précédent.

On va offrir l'opportunité aux travailleurs de pouvoir travailler dans les usines, mais à quelles conditions et à quel prix? C'est un peu ce qui est déplorable au moment où on se parle. Sans compter aussi qu'on vient d'ouvrir une brèche, déplore le coordonnateur régional à la CSD, Joël Tremblay.

D’après le reportage de Mélissa Paradis

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