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Producteurs de grain et gestionnaires des ports de la C.-B. s'inquiètent de la grève au CN

Des travailleurs du Canadien National font du piquetage à l'extérieur.

Depuis mardi minuit, les chefs, les agents de train et les agents de triage du Canadien National (CN) membres du syndicat des Teamsters sont en grève.

Photo : Heidi Atter

Radio-Canada

La grève des travailleurs de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) qui vient de s'amorcer inquiète plusieurs industries de la Colombie-Britannique dépendantes du réseau ferroviaire pour transporter leurs marchandises vers les principaux ports d'exportation.

Le conflit de travail au sein de la plus grande entreprise ferroviaire du Canada menace les ventes de céréales déjà fragilisées par des conditions de récolte peu favorables et une hausse des tensions sino-canadiennes, selon le président de l'Association des producteurs de grains de la Colombie-Britannique, Rick Dantz.

Toute interruption du service ferroviaire nuira extrêmement au transport intermodal de marchandises telles que les pièces d'assemblage de voitures et les céréales, selon le Port de Vancouver. Les conteneurs transportant des produits importés s'accumuleront rapidement dans le port, ce qui pourrait mener à des encombrements majeurs, affirme le président de la planification et des opérations, Peter Xotta.

Le constat est semblable pour le Port de Prince Rupert, le troisième port en importance au Canada pour le transit de conteneurs. Le chemin de fer du CN est le seul à lier ce port du nord de la Colombie-Britannique avec le reste du pays.

Toute interruption du service ferroviaire entraîne des répercussions de taille sur les activités du Port de Prince Rupert et sur les chaînes d’approvisionnement essentielles à l’économie canadienne.

Administration portuaire de Prince Rupert

Plus de 3000 agents de train et de triage du CN sont en grève depuis lundi à minuit, car les négociations ont achoppé entre leur syndicat, la conférence ferroviaire de Teamsters Canada, et leur employeur.

La grève préoccupe également des représentants d’autres industries liées aux ressources naturelles comme le secteur minier et le secteur forestier de la province.

Une perturbation de ce réseau de transport essentiel aura des conséquences néfastes sur les entreprises forestières de la Colombie-Britannique à un moment où nous sommes déjà confrontés à des défis importants et à une concurrence accrue, partout dans le monde », explique Susan Yurkovich, la présidente du Conseil de l’industrie forestière de la Colombie-Britannique qui ajoute que le service ferroviaire est souvent la seule option de transport dans l'Ouest canadien.

La conférence ferroviaire de Teamsters Canada, le syndicat représentant les employés a donné l'avis de grève requis de 72 heures cette fin de semaine.

Dans un communiqué diffusé un peu après minuit, les Teamsters ont confirmé que les discussions se poursuivaient avec le CN « dans l'espoir d'en arriver à une entente négociée » qui mettrait fin à la grève.

Avec des informations de Timothé Matte-Bergeron

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Colombie-Britannique et Yukon

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