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La Saskatchewan demande une résolution rapide du conflit au CN

Une locomotive du CN approche.

Près de 3200 employés du Canadien National, principalement des chefs de train et des agents de triage, sont en grève depuis minuit mardi.

Photo : Reuters / Christinne Muschi

Sophie Chevance

Les agriculteurs de la Saskatchewan se joignent au mouvement de mécontentement de l'Ouest et souhaitent que cesse rapidement la grève au Canadien National (CN), qui a débuté mardi à minuit, d’un bout à l’autre du pays.

Dans le nord-ouest de la Saskatchewan, dans la ville de Delmas, l’agriculteur Martin Prince est inquiet. En raison de ce conflit de travail, le cultivateur craint que ses clients ne reçoivent pas ses exportations de grains à temps et qu'il soit payé plus tard.

Si les acheteurs étrangers voient que les Canadiens ne sont pas capables de livrer leur marchandise au port comme ils devraient pouvoir le faire selon les contrats, ça paraît mal.

Martin Prince, agriculteur

L'Association des producteurs agricoles de la Saskatchewan sonne l'alarme. Nous ne pourrons pas récupérer les jours de livraison perdus. Nous ne sommes pas payés à moins que les produits arrivent au port. Alors je pense qu'il est important que nous trouvions une solution, indique le vice-président Ian Boxall.

Le gouvernement de la Saskatchewan exhorte quant à lui le gouvernement fédéral à intervenir, inquiet lui aussi que la grève ne retarde la livraison des produits agroalimentaires.

Dans une lettre envoyée à la ministre du Travail, Patricia Hajdu, et au ministre des Transports, Marc Garneau, le gouvernement provincial demande à Ottawa de prendre des mesures immédiates pour mettre fin au conflit.

L’opposition officielle partage les préoccupations que suscite la grève du CN.

C'est une situation qui pose des problèmes extrêmes pour les producteurs en Saskatchewan. Ce n'est pas juste les grains et les céréales, c'est aussi la potasse, le pétrole. On n'a pas vraiment d'autres options.

Ryan Meili, chef du Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan

Un mécontentement de l'Ouest

Les Producteurs de grains du Canada sont unanimes : avec la quantité de grains transportée par train, les activités du Canadien National sont cruciales pour l’industrie agroalimentaire.

Gunter Jochum, président de l’Association des producteurs de blé de l'Ouest canadien, estime que 85 % du grain produit dans l’ouest du Canada est exporté et que la quasi-totalité est transportée par train.

Notre économie ne peut pas se permettre un ralentissement. Notre industrie représente une part importante dans le quotidien des Canadiens et pour le PIB de notre pays.

Gunter Jochum, président de l’Association des producteurs de blé de l'Ouest canadien

Gunter Jochum ajoute que le transport par camion n’est pas une option, car cela ne serait pas rentable en raison des longues distances. À court terme, la seule option qu’il entrevoit est une intervention du gouvernement fédéral, avec une législation qui force les travailleurs à retourner au travail.

Une grève illimitée

Près de 3200 employés du Canadien National, principalement des chefs de train et des agents de triage, sont en grève depuis minuit mardi.

Le syndicat des Teamsters et le transporteur ferroviaire sont en pourparlers depuis six mois et négocient avec l'aide des médiateurs fédéraux depuis 60 jours.

L'entreprise dit avoir offert l'arbitrage exécutoire, ce qui a été refusé par le syndicat.

La convention collective est échue depuis le 23 juillet.

Avec les informations d'Aimée Lemieux et de Karel Houde-Hébert.

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