•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Faute de financement, les centres de crise peinent à faire connaître leurs services

Un homme dans l'ombre s'appuie au mur.

Les services offerts par les centres d'intervention de crise sont méconnus, selon le directeur du Centre de prévention du suicide et d'intervention de crise du Bas-Saint-Laurent, Louis-Marie Bédard.

Photo : getty images/istockphoto / KatarzynaBialasiewicz

Radio-Canada

Des représentants du Centre de prévention du suicide et d'intervention de crise du Bas-Saint-Laurent iront à la rencontre d’autres centres de la province cette semaine, pour discuter des enjeux relatifs au financement de ces organismes.

D’après le directeur général du Centre du Bas-Saint-Laurent, Louis-Marie Bédard, les services offerts aux individus en détresse sont méconnus de la population. Quand on voit des drames dans les médias et des gens qui disent : "il n’a pas eu accès à des services", jamais je ne vois apparaître le nom de centres de crise, souligne-t-il.

Le problème, c’est qu’on ne rayonne pas. Pour se faire connaître dans le Québec d’aujourd’hui, il faut avoir des moyens financiers. Si tu n’as pas de moyens financiers, tu es comme tout le monde. Tu essaies un peu par Facebook, tu as un site Web et des entrevues à la radio.

Louis-Marie Bédard, directeur général du Centre du Bas-Saint-Laurent

Louis-Marie Bédard indique que les centres de crise de la province souhaitent se faire connaître auprès des unités de soins psychiatriques du Québec. Sur ce plan, il souligne que les choses vont bien dans la région.Ici à Rimouski, on a un bon partenariat, dit-il.

Salaires insuffisants

Le manque de financement a également un impact sur les intervenants qui travaillent dans les centres de crise, dont les salaires sont insuffisants, selon Louis-Marie Bédard.

Le directeur du Centre de prévention du suicide et d’intervention de crise du Bas-Saint-Laurent affirme avoir de la difficulté à soutenir et à retenir les travailleurs.

Un intervenant de crise travaille dans des situations traumatisantes et il va gagner entre 17 $ et 22 $ de l'heure. À la fin de sa carrière, ils sont chanceux s’ils ont 23 $ l'heure. Je perds des intervenants qui choisissent d’aller travailler à la Société des alcools du Québec.

Louis-Marie Bédard, directeur général du Centre du Bas-Saint-Laurent

Les représentants des centres de crise du Québec seront réunis à Shawinigan cette semaine. Ils souhaitent entre autres élaborer une stratégie commune afin d’obtenir le soutien du gouvernement provincial pour faire face à ces défis.

Des ressources essentielles, selon le député LeBel

Le député de Rimouski, Harold LeBel, considère que les services offerts par le Centre de crise du Bas-Saint-Laurent sont essentiels dans la région. Le niveau de détresse psychologique de plusieurs producteurs dans le monde agricole, je le vois, affirme-t-il. Je l'ai vu aussi dans les associations étudiantes. Il y a une étude qui est sortie aujourd'hui. Les étudiants aussi vivent des hauts niveaux de détresse. On a besoin de ces ressources-là.

L’élu péquiste assure qu’il souhaite aider ces organismes dans leurs démarches pour obtenir l’aide du gouvernement Legault.

Avec des informations de Marc-Antoine Mageau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Bas-Saint-Laurent

Santé mentale