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Projet de GNL Québec : l’Association de la construction craint pour la main-d’œuvre

Une conduite souterraine de gaz naturel

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

L’Association de la construction du Québec (ACQ) s’inquiète des répercussions que pourrait avoir le projet de GNL Québec sur la pénurie de main-d'œuvre.

Quelques semaines après la sortie d’un groupe de 40 économistes qui ont dénoncé l’implantation d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à La Baie, c’est maintenant au tour de l’ACQ de se positionner. L’organisme précise que son but n’est pas de bloquer le projet, mais plutôt de voir à ce que des mesures permettant d’attirer de nouveaux travailleurs soient mises en place.

Manque à gagner de 25 000 travailleurs

L’ACQ rappelle qu’une étude réalisée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton démontre que 25 000 travailleurs de plus seraient requis au Québec pour assurer le bon fonctionnement des chantiers de construction.

Cela dit, la pénurie n'affecte pas le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la région continue de fournir des travailleurs à Montréal, au Nord-du-Québec et à la Côte-Nord. Il ne faut toutefois rien tenir pour acquis, croit l’ACQ, puisque la situation pourrait changer.

Selon l’étude de Raymond Chabot Grant Thornton, commandée par l’ACQ, la région pourrait manquer de travailleurs dans au moins quatre métiers de la construction d’ici 10 ans. Les mécaniciens de chantiers, les opérateurs de pelles, les briqueteurs-maçons, de même que les boutefeux et foreurs pourraient devenir une denrée très rare.

Carte illustrant un tracé partant de Rouyn-Noranda à Saguenay, où GNL Québec veut construire une usine de liquéfaction de gaz naturel et un terminal maritime.

Le corridor à l'étude pour le projet d'implantation d'un gazoduc par GNL Québec s'étend sur 750 kilomètres.

Photo : Radio-Canada

Les chiffres ne tiennent pas compte non plus des besoins que pourrait générer le déploiement de grands chantiers industriels dans la région. Ceux-ci mobiliseraient des milliers de travailleurs pendant de nombreuses années.

Si un très gros projet a lieu dans la région, les heures travaillées vont augmenter énormément et là, on va avoir un débalancement assez majeur au niveau de l'offre et de la demande de main-d'oeuvre. On pense à GNL, entre autres, qui est un projet de très grande envergure, met en relief le délégué à l’ACQ, Jean-Philippe Cliche.

Ce constat rejoint celui des 40 économistes qui, par voie de lettre ouverte, ont affirmé que la pénurie de main-d'oeuvre provoquée par le déploiement du chantier de GNL constitue un argument justifiant que l’on s’oppose au projet.

De l’avis de l'Association, qui représente les entrepreneurs en construction, l’analyse tient la route, mais la conclusion qu’en tirent les économistes est erronée.

Il ne faut pas que ce soit un frein au développement du Québec. Nous, on croit que c'est tout à fait faisable, tout à fait possible de faire un projet comme celui-là. Sauf qu’il faut voir à la main d'œuvre.

Jean-François Cliche, Association de la construction du Québec

Jean-François Cliche croit qu'il faut assouplir les règles pour faciliter l’embauche de travailleurs étrangers et encourager les jeunes à se tourner vers les métiers de la construction.

On parle de 40 $ de l'heure, en plus du fonds de pension et en plus des assurances pour toute la famille. Donc, on peut très bien gagner sa vie dans l'industrie de la construction, conclut-il.

D'après les informations Denis Lapierre

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Saguenay–Lac-St-Jean

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