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Bolivie : 3 morts et 30 blessés dans une nouvelle flambée de violence

Une femme se tient dans la rue près d'une barricade de pneus en flammes.

Une femme manifeste dans la rue à Senkata avant la charge des forces de sécurité pour lever le blocus d'une raffinerie paralysée depuis plusieurs jours par des partisans de l'ex-président Evo Morales.

Photo : Reuters / David Mercado

Radio-Canada

Trois personnes ont été tuées et une trentaine d'autres blessées, mardi, à La Paz, lorsque la police et l’armée bolivienne ont dispersé des partisans de l’ex-président Evo Morales qui bloquaient une raffinerie depuis plusieurs jours.

Selon le Défenseur du peuple, un organisme bolivien de protection des droits et libertés, trois personnes ont été tuées, dont deux par balles, dans un affrontement opposant policiers et militaires à des manifestants.

Ces 3 décès portent à 27 le nombre de décès dans les violences qui secouent depuis un mois la Bolivie, en proie à une très grave crise politique.

Les partisans du président sortant Evo Morales, qui accusent l’opposition et l’armée de l’avoir chassé du pouvoir il y a neuf jours à la suite d’un coup d’État, empêchaient les camions d’entrer et de sortir d’une usine de combustible de Senkata à El Alto, à l’ouest de la capitale La Paz, où une pénurie d’essence sévissait depuis le week-end.

Selon les médias locaux, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour maintenir les manifestants à distance pendant que des blindés de l’armée prenaient position le long de la route afin de sécuriser la circulation des camions-citernes qui avaient recommencé en milieu de journée à entrer dans la raffinerie et à en sortir.

Plusieurs dizaines de partisans d’Evo Morales, qui a démissionné le 10 novembre dernier avant de s'exiler au Mexique, avaient commencé à bloquer l'accès à la raffinerie la semaine dernière.

Ils protestaient contre la présidente par intérim de droite Jeanine Añez qui a succédé à Evo Morales après son départ.

Le blocus de la raffinerie Senkata a engendré d’importantes pénuries d’essence dans la capitale où même les transports publics étaient paralysés ces derniers jours. Le nouveau gouvernement de Jeanine Añez envisageait même de devoir importer de l'essence depuis le Chili pour suffire à la demande.

Des pénuries alimentaires se multiplient également dans les magasins de la capitale en raison du blocage des routes qui mènent aux régions agricoles du pays.

Depuis la démission d'Evo Morales, ses partisans manifestent quotidiennement dans les rues de La Paz et dans certaines villes du pays pour exiger le départ de Jeanine Añez. Au moins 24 personnes ont péri au cours d’affrontements avec les forces de l’ordre depuis le départ d’Evo Morales.

Jeanine Añez a par ailleurs promis de tenir des élections présidentielles et législatives dans un avenir rapproché, ce qui n’a pas contribué à calmer la colère des partisans d’Evo Morales.

Un dialogue a été instauré par l'Église catholique qui réunit le gouvernement, l’opposition et la société civile pour tenter de sortir le pays de la crise politique où il s’est enfoncé.

Avec les informations de Agence France-Presse

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