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Éoliennes : le « maire » d'Anse-Bleue se dit prêt à rencontrer la population

Le ministre de l'Environnement et des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, Jeff Carr

Le ministre de l'Environnement et des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, Jeff Carr

Photo : CBC

René Landry

« Je serais plus que content de rencontrer les citoyens de cette région pour discuter de leurs préoccupations et tenter d'aider », déclare le ministre de l'Environnement et des gouvernements locaux, Jeff Carr.

La communauté d'Anse-Bleue, dans la Péninsule acadienne, qui lutte contre l'éventuelle construction d'un parc éolien, est un district de services locaux (DSL) du Nouveau-Brunswick.

Les DSL en trois points

  • Un DSL un district de services locaux.
  • Les DSL n'ont pas de mairie et sont administrés par le gouvernement provincial.
  • Jeff Carr, ministre de l'Environnement et des gouvernements locaux est l'actuel responsable des DSL au Nouveau-Brunswick.

Mais plusieurs considèrent Anse-Bleue comme un « village » et ont commencé à appeler le ministre Carr leur « maire ».

Le ministre de l'Environnement et des Gouvernements locaux, Jeff Carr (2e à partir de la gauche), avec l'équipe de Naveco.

Le ministre de l'Environnement et des Gouvernements locaux, Jeff Carr (2e à partir de la gauche), avec l'équipe de Naveco.

Photo : Facebook/Naveco

Un rôle d'intermédiaire

Le ministre Carr voudrait jouer en quelque sorte un rôle d'intermédiaire pour voir où sont les problèmes et les moyens pour les corriger.

Je dois m'assurer que les promoteurs suivent des règles qui satisfassent la communauté, indique le ministre Carr. Je dois également voir comment on peut tous coexister avec ce genre de projet, explique le ministre.

Jeff Carr indique qu'il vient d'avoir une discussion avec la députée de Caraquet, Isabelle Thériault, qui avait elle-même désigné celui-ci comme « le maire d'Anse-Bleue », dans une réunion des opposants à la venue des éoliennes.

J'en apprends un petit peu plus, indique-t-il. J'ai demandé à mon équipe de voir quels genres de consultations ont eu lieu dans cette région et dans les districts de services locaux. Je veux savoir combien de travail il y a à faire pour pour que le projet aille de l'avant et comment il est réalisable.

Plusieurs résidents de la région d'Anse-Bleue ont exprimé leur colère, lundi, devant l'hôtel de Ville de Bathurst.

Plusieurs résidents de la région d'Anse-Bleue ont exprimé leur colère, lundi, devant l'hôtel de Ville de Bathurst.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Une manifestation entendue à Fredericton

Le ministre de l'Environnement et des gouvernements locaux est bien au fait de la visite effectuée, lundi soir à l'hôtel de Ville de Bathurst, par de nombreux résidents mécontents de la région d'Anse-Bleue.

Ils ont protesté à Bathurst puisque cette ville veut devenir propriétaire, à 51 %, d'un éventuel parc de cinq éoliennes, à Anse-Bleue. La population de cette communauté semble rejeter majoritairement les éoliennes, qui seraient à la fois trop grosses et trop près des maisons.

Des pancartes que les protestataires d'Anse-Bleue ont dû laisser à l'entrée de l'hôtel de Ville de Bathurst pour assister à la réunion du conseil.

Des pancartes que les protestataires d'Anse-Bleue ont dû laisser à l'entrée de l'hôtel de Ville de Bathurst pour assister à la réunion du conseil.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Si de mauvaises informations ont été fournies aux citoyens de cette région, ils devraient pouvoir obtenir les bonnes informations, assure le ministre, qui souhaite travailler avec la communauté et les promoteurs pour trouver une marche à suivre équilibrée.

Des technologies vertes, mais au bon endroit

Le ministre convient que les technologies énergétiques doivent être vertes, mais il insiste sur le fait qu'elles doivent être installées au bon endroit. Si le public veut [une technologie verte], c'est la direction que nous allons prendre. Si une majorité du public dit non parce que ce n'est pas au bon endroit, peut-être que les zones tampons des promoteurs des éoliennes ne sont pas assez éloignées.

Il soutient qu'il devra en discuter pour s'assurer que ce soit juste pour la communauté.

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