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Des chauffeurs de taxi se disent prêts à de la désobéissance civile

Un homme vêtu d'une tuque et d'un chandail Harley-Davidson parle au micro d'un journaliste à l'extérieur d'un immeuble.

André Lamarche, chauffeur de taxi, affirme que son taxi est la seule chose qu'il lui reste dans la vie. « Je suis fini », dit-il à propos des changements qu'apporte la loi adoptée par le gouvernement Legault.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les dizaines de chauffeurs de taxi qui ont manifesté mardi comptent faire de la désobéissance civile pour protester contre la loi adoptée par le gouvernement Legault.

Lors de l'adoption du projet de loi 17 concernant le transport rémunéré de personnes par automobile, le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, avait déclaré que cette loi assurerait la mise en place d’un nouveau modèle d’encadrement légal équitable pour tous

Mardi, devant le Bureau de taxi de Montréal, une soixantaine de chauffeurs mécontents sont venus rappeler au gouvernement de François Legault qu'ils voient la situation sous un autre jour.

J'ai 35 ans de ma vie mis dans ça pour quelque chose que j'aurais pu vendre 280 000 $ avant que cette fichue de loi passe, a protesté André Lamarche, en faisant allusion à l'abolition des quotas de permis ainsi que des permis de propriétaire de taxi transférables.

Je suis rendu à 55 ans. Je fais quoi à ma retraite? Je fais quoi, M. Bonnardel? a lancé M. Lamarche.

Trois hommes debout devant un immeuble en hiver.

À l'avant-plan, à droite, Hassan Kattoua explique en quoi la Loi concernant le transport rémunéré de personnes par automobile aura un impact négatif sur son gagne-pain.

Photo : Radio-Canada

Fini le règlement, ma voiture je vais mettre une plaque privée [...], a pour sa part affirmé Hassan Kattoua. J'ai le droit de travailler; je prends soin de ma mère [...].

La loi, elle doit être équitable.

Hassan Kattoua, chauffeur de taxi manifestant le 19 novembre 2019

La loi prévoit le versement de 814 millions de dollars aux propriétaires de permis de taxi pour alléger les répercussions financières de l’abolition des permis. Les chauffeurs de taxi demandaient au moins 1,4 milliard de dollars.

Des actes de désobéissance civile

Les manifestants promettent de se livrer à des actes de désobéissance civile, comme de se vêtir de jeans et d'espadrilles ou, encore, de ne pas renouveler leur immatriculation.

Cette immatriculation, la plaque T comme l'appelle la Société d'assurance-automobile du Québec (SAAQ), coûte un peu plus de 1000 $.

Or, lorsque certaines des modalités de la loi entreront en vigueur, en octobre 2020, cette plaque T sera abolie.

En vertu de cet allégement administratif, comme le dit le gouvernement de la Coalition avenir Québec, (CAQ), les chauffeurs devront être munis d’une plaque de véhicule de promenade ou commercial.

De plus, depuis la sanction de la loi, les chauffeurs de taxi peuvent offrir une tarification dynamique ajustée en fonction de l’achalandage lorsque la course est sollicitée par l’entremise d’une application mobile.

C'est ce qui avait fait dire à Pascal Bérubé, chef intérimaire du Parti québécois, le 10 octobre dernier, que le gouvernement travaille pour Uber, une multinationale qui ne paie pas ses taxes et ses impôts au Québec.

Avec les informations de Jacques Bissonnet

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