•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Université Laval veut aider davantage ses étudiants en détresse

Un étudiant lors d'un examen

Un étudiant lors d'un examen

Photo : iStock

Radio-Canada

Alors que 58 % des étudiants universitaires du Québec disent être en détresse psychologique selon une enquête panquébécoise de l’Union étudiante du Québec, l'Université Laval se dit consciente qu'elle peut en faire plus.

L'enquête sur la santé psychologique des étudiants, intitulée Sous ta façade, conclut aussi que 19 % des 24 000 personnes répondantes ont dit ressentir des symptômes suffisamment sévères pour entreprendre un traitement médical ou psychologique.

Ces résultats sont inquiétants. Il s’agit d’un enjeu bien réel, a réagi le vice-recteur de l’Université Laval, Robert Beauregard, mardi. Comme les autres universités, il nous faut continuer d’agir.

Nous utiliserons les résultats pour guider nos actions, a indiqué le vice-recteur, ajoutant que les treize recommandations de l'étude seront analysées en profondeur durant les prochaines semaines.

Ces données sont préoccupantes, croit aussi la vice-rectrice adjointe aux études et aux affaires étudiantes, Caroline Sénéchal.

On connaît enfin mieux l’état de santé mentale des étudiants s'est réjouit Nicolas Pouliot, président de l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures. On souhaitait connaître les dessous de la façade des étudiants. On se doutait que ce ne serait pas tout rose. Maintenant on saisit l’ensemble du problème.

Les étudiants ne vont définitivement pas bien. Ce rapport a l'effet d'une bombe

Nicolas Pouliot, président, AELIÉS

Continuer le travail

Il faut reconnaître que du chemin reste à faire pour aider encore davantage les personnes étudiantes qui vivent de la détresse psychologique, ajoute la vice-rectrice adjointe, Caroline Sénéchal.

L’Université Laval dit avoir mis sur place plusieurs initiatives, telles que le Réseau de sentinelles, qui permet de servir de relais entre les personnes en détresse et les services d’aide. Un Comité de prévention du suicide a également été mis sur pied en 1998. Le projet d’entraide La Luciole, qui verra le jour cet hiver, consistera à promouvoir l’entraide chez les étudiants.

Il reste du travail à faire, nous en sommes bien conscients, a répété Caroline Sénéchal.

2136 demandes d’aides psychologiques ont été faites au Centre d’aide aux étudiants (CAE), l’an dernier, selon Mme Sénéchal.

Force est de constater que comme université, il faut aller plus loin. Il faut s’attaquer à la source de ce qui angoisse de nombreuses personnes et agir en prévention, croit de son côté Robert Beauregard.

Politique nationale réclamée

Les résultats de l’enquête révèlent une situation préoccupante à laquelle il faut s’attaquer rapidement, a réagi la Confédération des Associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval (CADEUL).

Nous joignons notre voix à celle de l'Union étudiante du Québec pour réclamer une politique nationale sur la santé psychologique des étudiantes et étudiants universitaires, accompagnée de financement supplémentaire pour améliorer les services offerts sur les campus, ajoute la CADEUL.

16,1 % de la population étudiante provenant de 14 universités du Québec, soit près de 24 000 personnes, ont répondu au questionnaire en ligne de façon volontaire.

La collecte des données s’est déroulée du 29 octobre au 25 novembre 2018. La firme de sondage Léger était responsable de l’hébergement du questionnaire.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Québec

Santé physique et mentale