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La Maison Émile et Aurélie à Rouyn-Noranda fête ses 10 ans

Deux personnes en fauteuil roulant posent dans une cuisine en compagnie de membres du personnel d'une maison de répit dépannage.

Des bénéficiaires de la Maison Émile Aurélie en compagnie de membres du personnel.

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Lise Millette

En 10 ans d'existence, ce sont plus de 4 300 journées de répit qui ont été accordées aux familles d'enfants ou de proches avec des limitations physiques ou intellectuelles à la Maison Émile et Aurélie, située sur la rue Granada à Rouyn-Noranda.

La maison de répit-dépannage Émile-Aurélie, chapeautée par l'Association pour l'intégration sociale.

La maison de répit-dépannage Émile-Aurélie, chapeautée par l'Association pour l'intégration sociale.

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

La Maison Émile et Aurélie doit son nom à deux enfants handicapés aujourd'hui décédés, mais qui ont inspiré le projet de maison. Les parents de ces enfants sont encore impliqués aujourd'hui au conseil d'administration.

Pour Émile, mon répit à moi et à ma conjointe, c'était de me présenter à la pédiatrie de l'hôpital, se souvient Jasmin Côté, père d'Émile et membre du conseil d'administration de l'Association pour l'intégration sociale.

Jasmin côté, membre du conseil d'administration de la maison Émile Aurélie et papa d’Émile

Jasmin côté, membre du conseil d'administration de la maison Émile Aurélie et papa d’Émile

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

La petite maison accueille six résidents permanents et préserve aussi trois chambres pour de courts séjours destinés à donner une pause à des proches qui en ont grandement besoin.

M. Côté s'investit depuis environ 20 ans auprès de l'organisme et, même si Émile n'a pas pu profiter de l'hébergement offert aujourd'hui, il ne remet pas en question son implication.

Le fait que je connais les besoins des parents qui ont un enfant handicapé, ça me rapproche beaucoup de la cause... et puis, on a besoin de faire du bénévolat dans la vie. Il faut dire que la maison porte le nom d'Émile, alors ça me tient aussi à coeur, confie M. Côté.

L'histoire d'une maison

Avant la création de la maison, les services de répit étaient assumés par des familles, mais le rêve d'une maison dédiée à eux était déjà bien présent.

Une femme souriante en veston.

La présidente du conseil d'administration de la maison Émile-Aurélie et maman d'Aurélie, Josée Fortin

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Ma fille, c'est Aurélie. Elle avait de grands besoins. Tout petit, ça va, mais au bout d'un certain temps, on a besoin de prendre une pause et un répit. Ça devenait souvent difficile de trouver des endroits adéquats pour la recevoir. On a fait quelques tentatives et c'est pour ça qu'on s'était toujours gardé à l'esprit qu'on voulait une maison, un endroit pour recevoir nos enfants, raconte la présidente du conseil d'administration, Josée Fortin.

Au début, l'Association pour l'intégration sociale faisait la promotion de l'entraide entre les familles avec des enfants, mineurs ou majeurs, afin de trouver des manières de favoriser leur intégration

Josée Fortin oeuvre auprès de l'Association pour l'intégration sociale depuis 25 ans. Elle est plus que fière de la maison, qui a su conserver une ambiance familiale et qui est aussi un milieu de vie.

Des défis demeurent

Toute la journée, toutes les semaines et 365 jours par année, le personnel est en poste pour répondre aux besoins des résidents. Outre le service de répit, la maison offre également des services de gardiennage, de camp de jour estival et des activités ponctuelles pour sa clientèle.

Garder la main-d'oeuvre n'est toutefois pas chose facile. Il existe par contre des exceptions, comme Roxanne Desaulniers, infirmière de formation et préposée à la maison Émile et Aurélie.

Une femme se tient à côté d'une bannière à l'effigie de la Maison Émile Aurélie pour le répit dépannage offert aux familles qui vivent avec une personne handicapée.

La préposée de la Maison Émile-Aurélie, Roxanne Desaulniers

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Je ne m'attendais pas à m'attacher autant à mes résidents. On les voit pratiquement autant que notre propre famille, alors on tisse des liens serrés, mentionne Roxanne Desaulniers.

L'Association est avant tout un organisme communautaire dont les budgets ne permettent pas de rivaliser avec le réseau de la santé ou les résidences privées lorsque vient le moment de rémunérer les préposés. Inévitablement, plusieurs entrent à la Maison Émile et Aurélie, mais la quittent après un certain temps.

La jeune infirmière reconnaît avoir renoncé à de possibles meilleures conditions salariales, mais elle ne remet pas son choix en question, en raison son attachement à « ses » résidents.

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Abitibi–Témiscamingue

Établissement de santé