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Une association de 59 000 membres exige à son tour une réduction des émissions d’arsenic

Une cheminée de la fonderie Horne devant des conteneurs de métal marons.

Les installations de la fonderie Horne à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Thomas Deshaies

Les délégués de l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et d’autres services publics du Québec (AREQ-CSQ) ont adopté une résolution pour réclamer une réduction rapide des émissions d’arsenic à Rouyn-Noranda alors qu'ils étaient réunis en conseil national,

La présidente de l’Abitibi-Témiscamingue de l’AREQ, Claire Léveillé, croit qu’il est légitime pour l’organisation de prendre position dans ce dossier.

Il y a des possibilités de danger pour la santé des enfants, mais aussi pour les personnes en situation de vulnérabilité, comme certaines personnes aînées. Nous on s’inquiète de cela parce qu’on est une association qui représente des aînés. Alors, c’est pour cela qu’on se préoccupe vraiment de cette problématique-là, souligne-t-elle.

L’association, qui compte 1 600 membres en Abitibi-Témiscamingue, appuie par le fait même le Comité Arrêt des Rejets et Émissions toxiques (ARET) de Rouyn-Noranda dans sa lutte. Elle invite aussi ses membres à signer une pétition qui est actuellement sur le site web de l’Assemblée nationale.

La pétition en ligne réclame notamment que le gouvernement impose à la Fonderie Horne de respecter la norme provinciale d’arsenic (3 nanogrammes par mètre cube) d’ici la fin de l’année 2020. La fonderie est actuellement autorisée à émettre 67 fois plus d’arsenic dans l’air.

L’atteinte de la norme : dans combien de temps?

Le gouvernement a exigé à la fonderie de soumettre d'ici le 15 décembre un plan d'action qui préciserait ses stratégies de réduction d’arsenic dans l’air. Le ministre de l’Environnement, Benoit Charrette, souhaite aussi que l’entreprise puisse atteindre la norme provinciale à long terme.

L’attaché du ministre ne s'est pas engagé sur un laps de temps précis.

Après le dépôt du plan, le gouvernement sera en meilleure mesure de juger si celui-ci comporte des objectifs appropriés, a-t-il répondu par courriel.

Ceci étant, le communiqué de presse du gouvernement précise déjà que la prochaine attestation d’assainissement soit le document qui prévoit les exigences à respecter par l’entreprise, définira une cible intérimaire.

Mme Léveillé espère que l’atteinte de la norme ne prendre pas plusieurs années. Je ne sais pas si dans cinq ans (par exemple), ça va se détériorer beaucoup, mais on espère que ce soit le plus rapidement possible (l’atteinte de la norme), explique-t-elle.

La Fonderie Horne martèle depuis plusieurs semaines vouloir redoubler d’efforts pour réduire ses émissions d’arsenic. Une collaboration qui a été maintes fois saluée par le ministre de l’Environnement, Benoit Charrette.

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Abitibi–Témiscamingue

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