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Deux gardiens de prison accusés de ne pas avoir suffisamment surveillé Epstein

Toval Noel et Michael Thomas sont aussi accusés d'avoir falsifié les rapports qu'ils avaient produits la nuit où Epstein s'est enlevé la vie.

Dessin de cour représentant Jeffrey Epstein lors d’une audience au tribunal à New York

Avant son décès en juillet, Jeffrey Epstein avait plaidé non coupable pour des accusations de « trafic sexuel » impliquant plusieurs dizaines de mineures entre 2002 et 2005.

Photo : Reuters / JANE ROSENBURG

Radio-Canada

Plus de trois mois après le suicide de Jeffrey Epstein dans une prison fédérale, les autorités américaines ont porté des accusations criminelles contre deux gardiens qui étaient chargés de le surveiller dans sa cellule.

Toval Noel et Michael Thomas sont accusés d'avoir falsifié les rapports qu'ils avaient produits la nuit où le riche homme de 66 ans s'est enlevé la vie au Metropolitan Correctional Center, un institut carcéral en plein cœur de Manhattan.

C'était le 10 août dernier. Un mois auparavant, Epstein, un financier américain proche d'hommes politiques et de célébrités, avait été inculpé d'exploitation sexuelle à l'encontre de dizaines de mineures.

Le suicide de Jeffrey Epstein, confirmé par le bureau du coroner de New York, est venu mettre fin à la perspective d'un procès qui aurait vraisemblablement impliqué des personnalités publiques connues.

Les deux gardiens de prison devaient effectuer la surveillance de la cellule de Jeffrey Epstein toutes les trente minutes. Or, selon l'acte d'accusation d'un grand jury, rendu public mardi, non seulement ils ne l'ont pas fait, mais ils ont écrit dans leur rapport d'activités qu'ils l'ont fait.

Des boucs émissaires?

Il s'agit des toutes premières accusations criminelles à être déposées dans cette affaire.

L'avocat de l'un des deux accusés a affirmé que les deux gardiens de prison servent de boucs émissaires. Son client, a-t-il précisé, va plaider non coupable.

Il appert que la nuit de sa mort, Jeffrey Epstein ne bénéficiait plus de l'intense surveillance dont il avait fait l'objet après que les autorités carcérales l'eurent retrouvé, le 23 juillet, gisant sur le sol de sa cellule avec de légères blessures au cou.

Dans les jours qui ont suivi la mort du financier, le secrétaire américain à la Justice, William Barr, avait dénoncé de « graves irrégularités » à la prison fédérale où Epstein était incarcéré dans une cellule à sécurité maximale. Le secrétaire à la Justice a promis de rechercher d'éventuels complices des présumées agressions commises par M. Epstein.

Jeffrey Epstein avait plaidé non coupable aux accusations qui pesaient contre lui, et qui auraient pu lui valoir une peine d'emprisonnement de 45 ans. Son procès devait s'ouvrir au plus tôt en juin 2020.

Le prince Andrew se défend

M. Epstein avait entretenu de nombreuses amitiés, notamment avec Donald Trump, l'ex-président démocrate Bill Clinton et le prince Andrew, fils de la reine Élisabeth II.

Le prince Andrew.

Le prince Andrew a commencé à fréquenter Jeffrey Epstein en 1999.

Photo : Reuters / Toby Melville

Ce dernier, mis en cause dans l'affaire Epstein, a démenti samedi dernier les accusations d'une femme qui allègue avoir été forcée d'avoir des relations sexuelles avec lui. Cette femme, Virginia Giuffre, est l'une des plaignantes dans l'affaire Epstein.

Dans une entrevue qu'il a accordée à la BBC, le prince Andrew a affirmé n'avoir aucun souvenir d'une rencontre avec cette femme.

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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