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Procès du major Duquette : l'accusé nie tout

Le major Éric Duquette en cour martiale

Le major Éric Duquette fait face à des accusations d'agression sexuelle.

Photo : Radio-Canada

Gilles Munger

Le major Éric Duquette, accusé d'agression sexuelle sur une militaire d'un rang inférieur, réfute toutes les accusations qui pèsent contre lui.

Le procès en cour martiale, amorcé lundi, se poursuit mardi à la base militaire de Bagotville.

Lors de son témoignage, l'officier de 30 ans d'expérience a déclaré qu'il n'a aucune idée d'où proviennent les prétentions de la victime, qui soutient qu'il lui aurait touché une fesse lors d'une fête de Noël tenue en décembre 2018.

Selon la plaignante, le major Duquette lui aurait fait une accolade contre son gré en soirée.

Que ce soit du tapage, flattage, aggripage, main gauche, main droite, chuchotage, ça n'est jamais arrivé, a déclaré le haut gradé militaire. Il affirme que lui et son épouse ont passé une soirée merveilleuse et qu'il était sous le choc lorsqu'il a appris les accusations quelques jours plus tard. Il a éclaté en sanglots en expliquant comment il a dû annoncer à ses deux enfants qu'il était accusé d'agression sexuelle.

Plus tôt dans la journée, la conjointe d'un militaire a confirmé, devant le tribunal, certains gestes dénoncés par la présumée victime lors des célébrations de Noël l'an dernier. C’est lors de cette soirée que se seraient produits les événements qui sont reprochés au major Duquette.

Dans son témoignage, la dame, qui accompagnait la présumée victime lors de cette fête, mentionne avoir vu l'accusé poser une main sur la fesse de son amie sur la piste de danse. Il a pris sa main et il lui a ramassé une fesse, indique-t-elle, ajoutant que la victime a figé, s'est tassé un peu après le geste. Elle précise que c'est avec la main gauche que l'accusé a touché la fesse droite de la présumée victime, ce qui est l'inverse de ce qui a été dit lors du témoignage de cette dernière.

Elle précise que le major Duquette était en état d'ébriété et que les femmes s'éloignaient de lui parce qu'il les approchait de trop près. Moi, j'ai vu les filles l'esquiver, se regarder et changer de place, a-t-elle martelé en contre-interrogatoire, après avoir dit que certaines filles étaient même montées sur la scène pour tenter de l'éviter.

Elle confirme d'autre part que l'accusé aurait chuchoté à l'oreille de la présumée victime, mais cet incident se serait produit lors d'un seul événement selon elle, vers 21 h, alors que la présumée victime parlait d'un second événement survenu un peu avant 23 h.

Contre-interrogatoire

En contre-interrogatoire, le major Duquette a admis avoir croisé la présumée victime pendant la soirée. Il lui aurait dit que ses vêtements étaient cool, même s'il estime maintenant qu'ils étaient "non professionnels". Il soutient toutefois que cet échange a eu lieu avant le souper, ce qui est contraire au témoignage de la plaignante. L'officier admet avoir croisé la dame sur la piste de danse, mais il affirme qu'il n'y a pas eu de contact physique ni verbal.

Par ailleurs, le juge de la cour martiale qui préside les audiences a rappelé à l'ordre l'avocat de l'accusé, Me Charles Cantin. Ce dernier s'est approché à quelques reprises des témoins. Le juge a signifié à l'avocat que, selon les règles de la cour martiale, il faut d'abord demander l'autorisation au magistrat. Il va falloir que vous respectiez un petit peu les règles, a indiqué le juge Louis-Vincent d'Auteuil, qui voulait s'assurer que les témoins ne se sentent pas intimidés.

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Saguenay–Lac-St-Jean

Justice