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Des parents inquiets à l’aube d’une possible grève des enseignants

Des manteaux et des sacs à dos d'écoliers dans une école primaire

Des manteaux et des sacs à dos d'écoliers dans une école primaire

Photo : Radio-Canada / Jean-Sébastien Marier

Marie-Hélène Ratel

Des parents francophones suivent les négociations entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement provincial avec grand intérêt. Si plusieurs appuient les enseignants dans leurs revendications, d’autres sont inquiets du déclenchement éventuel d’une grève.

Les enseignants ont des conditions très difficiles. Ils travaillent très fort. La description de leurs tâches continue d’augmenter. Joseph Wilson a trois filles, et sa femme est enseignante dans une école secondaire de Toronto. Il la voit travailler de longues heures tous les jours pour accomplir ses tâches.

Joseph Wilson tient sa fille dans ses bras.

Joseph Wilson, père de trois enfants, souhaite que les enseignants aient de meilleures conditions de travail.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Il croit que, si une grève était déclenchée, ce serait une occasion d'apprentissage pour les élèves qui verraient leurs enseignants se battre pour leurs droits.

Richard Andrade, père de deux enfants, appuie lui aussi les enseignants dans leurs démarches, bien qu’il espère qu’une grève puisse être évitée.

Portrait de Richard Andrade.

Richard Andrade, père de deux enfants, s'intéresse beaucoup aux négociations et appuie les enseignants.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Selon lui, l’issue des négociations dépend de la bonne volonté du gouvernement de Doug Ford.

Il y a d’autres façons d’y arriver. Le gouvernement ne devrait pas couper dans l’éducation et la santé, affirme M. Andrade.

Penser à des solutions

Ce qui tracasse d’autres parents est de devoir penser à une solution pour leurs enfants au cas où une grève serait déclenchée, surtout si elle devait durer plusieurs jours.

Le père de famille Philippe Goodfellow espère que les moyens de pression seront de courte durée : Si c’est court, je comprends pourquoi ils font des actions, mais si c’est long, c’est pénible pour nous comme parents.

Itchelayé Kochikpa se demande quant à lui si le service de garde préscolaire serait touché dans l’école élémentaire de son quartier. Si c’est le cas, il devra trouver une solution pour son garçon de 22 mois, ce qui sera difficile.

Ça m’inquiète beaucoup. Il faudrait ajuster mon calendrier, parce que je ne travaille pas très près d’ici. Ça serait un peu compliqué.

Itchelayé Kochikpa, père de famille

Les négociations en cours dans le secteur de l'éducation touchent aussi des employés de soutien, comme des éducateurs de la petite enfance, qui sont représentés par la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l'Ontario.

Pas de mandat de grève pour les francophones

L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) est le seul des quatre syndicats d’enseignants ontariens à ne pas avoir encore de mandat de grève.

Rémi Sabourin, président de l'AEFO.

Rémi Sabourin, président de l'AEFO

Photo : Radio-Canada

Son président, Rémi Sabourin, affirme toutefois qu’il est extrêmement difficile de négocier avec le gouvernement ontarien, dans le contexte actuel où une loi limitant les augmentations de salaire à 1 % dans la fonction publique a été adoptée il y a deux semaines.

Même si je suis un éternel optimiste, je peux voir que les choses ralentissent, et on va se trouver devant des décisions possiblement difficiles bientôt.

Rémi Sabourin, président de l'AEFO

Une journée de négociations se tient mardi entre l’AEFO et le gouvernement provincial.

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Toronto

Éducation