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L'Ontario propose de prolonger de 9 mois un moratoire sur l'embouteillage de l'eau

Des bouteilles d'eau.

Le gouvernement de l'Ontario recueille les commentaires sur sa proposition jusqu'au 18 décembre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un porte-parole du ministère de l'Environnement de l'Ontario, Jeff Yurek, croit que de prolonger de neuf mois le moratoire sur les permis d'embouteillage de l'eau dans la province donnera le temps au gouvernement de faire davantage de consultations sur la question.

Le ministère veut notamment consulter le public, les parties prenantes et les communautés autochtones. Après avoir terminé son examen des données scientifiques, des politiques et des programmes utilisés pour gérer l'extraction de l'eau à travers la province, le ministère souhaite maintenant que les données soient examinées par une tierce partie.

La population de l’Ontario veut être sûre que la quantité et la qualité des ressources en eau sont protégées, aujourd'hui et à l'avenir, par une bonne politique basée sur des données scientifiques et des preuves solides, affirme Andrew Buttigieg, le porte-parole du ministère de l'Environnement, par voie de communiqué. C’est pourquoi nous allons aussi avoir ces données scientifiques examinées et vérifiées par une tierce partie.

Le ministre de l'Environnement, Jeff Yurek (archives).

Le ministre de l'Environnement, Jeff Yurek (archives)

Photo : Radio-Canada

Le moratoire sur la délivrance de nouveaux permis ou sur leur prolongation pour l'embouteillage de l'eau a été mis en place par le précédent gouvernement libéral de Kathleen Wynne en 2017. Cette mesure avait été prise après que le géant Nestlé eut acheté un puits près de Guelph, que le canton de Centre Wellington comptait utiliser pour son approvisionnement en eau potable.

Le gouvernement progressiste-conservateur avait déjà prolongé le moratoire d'un an alors qu'il devait être échu en janvier dernier. Avec la prolongation de neuf mois, les conservateurs auraient jusqu'au 1er octobre prochain pour se pencher sur la question.

Le gouvernement précédent avait aussi augmenté les frais d'exploitation que les compagnies d'embouteillage doivent payer en les faisant passer de 3,71 $ par million de litres à 503,71 $. Ces dernières sont autorisées à puiser des millions de litres chaque jour.

Le groupe de défense de l'environnement, Environmental Defence, affirme dans un communiqué être heureux de voir que le gouvernement propose de prolonger le moratoire. Le chef du Parti vert de l'Ontario, Mike Schreiner, croit aussi que c'était ce qu'il fallait faire et demande au ministre de l'Environnement de partager les résultats de l'étude réalisée.

Mike Schreiner en entrevue à Queen's Park.

Le chef et unique député du Parti vert de l'Ontario, Mike Schreiner (archives)

Photo : Radio-Canada

Il serait imprudent et irresponsable de permettre à des multinationales de puiser des millions de litres d'eau supplémentaires chaque jour sans protéger d'abord notre source d'eau potable à long terme, a-t-il dit dans un communiqué. À l'heure actuelle, notre réglementation ne donne pas la priorité à un usage public de l'eau, alors même que les ressources en eau sont de plus en plus sollicitées en raison de la crise climatique.

Nestlé Waters Canada affirme dans une déclaration écrite être engagé dans la gestion responsable des ressources en eau douce de l'Ontario.

Il est possible de commenter la proposition du gouvernement jusqu'au 18 décembre, après quoi Jeff Yurek prendra une décision finale sur le prolongement du moratoire.

Avec les informations de La Presse canadienne

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