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Une spécialiste de la traite des personnes parle de prévention à Thunder Bay

Une femme vêtue d'une jupe courte est appuyée contre un mur.

L'âge moyen d'entrée dans le circuit de la traite de personnes au Canada est de 12 à 14 ans.

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

N'importe quel enfant peut être leurré à tout moment à propos du trafic sexuel, prévient Joly Smith, une spécialiste canadienne de la traite des personnes. C’est le message que veut propager la militante au public de Thunder Bay et du nord-ouest ontarien, lors d’une présentation publique, mardi soir, à l’école secondaire St. Ignatius.

Son objectif, explique-t-elle, est de sensibiliser le public à la traite des personnes et d'amener les parents, les enseignants et d'autres adultes importants à reconnaître les signes lorsqu'un jeune en est victime.

L'âge moyen d'entrée dans le circuit de la traite de personnes au Canada est de 12 à 14 ans, affirme Joy Smith, qui a été députée conservatrice de la circonscription de Kildonan-St. Paul, à Winnipeg, de 2004 à 2015, et qui a créé la Joy Smith Foundation (JSF) pour combattre la traite des personnes en 2011.

Tous les jeunes de 12 à 14 ans sont vulnérables parce qu'ils sont des enfants. Ils n'ont pas vécu leur vie et font confiance aux gens qui sont amicaux avec eux et qui essaient d'être leurs amis.

Joy Smith, spécialiste de la traite des personnes

[Les trafiquants] essaient d'amener la victime à travailler pour eux en la séparant de ses réseaux de soutien comme la famille, les amis, les activités préférées, a-t-elle ajouté.

Une femme aux cheveux blancs et lèvres rouges avec une étendue d'herbe verte derrière elle.

Pour Joy Smith, qui a mis sur pied une fondation qui porte son nom, la priorité dans la lutte contre la traite des personnes est la prévention.

Photo : Radio-Canada

Les trafiquants préfèrent les vierges de la classe moyenne

Selon les recherches effectuées par le JSF, 93 % des victimes canadiennes de la traite sexuelle sont nées au Canada.

Les trafiquants ne recrutent pas la personne dysfonctionnelle et droguée. Ils recherchent [leurs victimes] dans la classe moyenne et la classe moyenne supérieure, parce que ça rapporte plus d'argent, explique Mme Smith.

Ils aiment les vierges. Tous les enfants sont vulnérables.

Joy Smith, spécialiste de la traite des personnes

50 % de ces jeunes sont autochtones, poursuit Mme Smith.

Souvent, les jeunes filles censées avoir 12 ou 14 ans tomberont amoureuses de leur trafiquant en pensant qu'il s’agit d’un chevalier blanc, alors que dans les faits ceux-ci ne sont là que pour l’argent, explique Mme Smith.

Selon elle, un trafiquant pourrait gagner, en moyenne, 280 000 $ par année avec une victime, soit entre 300 $ et 1500 $ par jour. La victime, quant à elle, ne verra probablement jamais la couleur de cet argent.

Apprendre à reconnaître les signes

Selon le JSF, les signes de trafic sexuel incluent :

  • Intérêt soudain pour un garçon ou un homme plus âgé de plusieurs années
  • Nouveaux vêtements, bijoux ou cadeaux sans avoir l'argent nécessaire pour acheter ces articles
  • Fréquentes soirées pyjama chez des amis
  • Changement de style vestimentaire ou de maquillage
  • Nouveau cercle d'amis et isolement de l'ancien groupe d'amis
  • Changement d'attitude envers l'école, les activités régulières, les amis et la famille
  • Coupures et ecchymoses inexpliquées
  • Utilisation de deux téléphones cellulaires
Avec les informations de CBC

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